Le calendrier établi par le gouvernement en vue des consultations tripartites pour fixer le quantum de la compensation salariale payable à partir du 1er janvier 2012 intrigue plus d’un, et encore plus les syndicalistes. Le coup d’envoi dès le 5 septembre contraste avec le scénario adopté l’année dernière, avec les négociations se déroulant jusqu’à la veille de la présentation du Budget 2011. Difficile de dire si le nouveau vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, veut se différencier de son prédécesseur. Mais pour prévenir toute stratégie de « batté touffé », des syndicalistes appellent de tous leurs voeux à une plateforme commune sur la question de la compensation salariale.
Le temps presse, cependant, car il ne reste qu’une semaine – avec deux congés publics pour deux fêtes religieuses majeures, soit l’Eid-ul-Fitr et le Ganesh Chaturthi – avant d’aller affronter le patronat, d’un côté, et le gouvernement de l’autre. Au cours des prochaines 48 heures, l’esquisse de cette approche commune sur une question d’importance vitale pour les salariés devra prendre forme. Au cas contraire, la situation pourrait se transformer en une bataille perdue d’avance.
« Franchement, à la CSG-Solidarité, nous ne pouvons cacher notre étonnement devant l’empressement du gouvernement à se débarrasser de la question de compensation salariale. Nous tentons de comprendre cet empressement, d’autant plus qu’à ce stade, nous ne sommes pas en présence de projections officielles pour le taux d’inflation pour 2011. D’autre part, il est prématuré de vouloir faire des prévisions car de véritables risques de dérapage pourraient intervenir d’ici la fin de l’année, » soulignent Atma Shanto et Ashok Subron, de la Confédération Syndicale de Gauche.