La Mauritius Employers Federation a recommandé ce matin le paiement d’une compensation minimum variant entre Rs 200 et Rs 250 pour les salaires de Rs 6 500 à Rs 20 000. « La situation est plus difficile que l’année dernière », dit le président de la fédération.
L’année dernière, a expliqué le président de la MEF, le PIB était de 3,3 %, l’inflation de 4,3 %, l’investissement de -0,8 % et le chômage de 8,1 %. Ce qui avait permis le paiement d’une compensation de Rs 300 pour ceux touchant jusqu’à Rs 7 000, de 4,3 % pour la tranche variant entre Rs 7 000 et 8 000 et une compensation de Rs 345 pour ceux touchant plus de Rs 8 000. Cette année, le PIB est de 3,2 %, l’inflation 3,7 %, de l’investissement -0,1 et le chômage de 8,3 %.
Pour Vincent d’Arifat, l’inflation ne devrait pas l’unique indicateur pour le paiement d’une compensation. D’autres, comme la croissance et la productivité, devraient également être inclus dans une formule. « En utilisant la croissance de 3,2 %, l’inflation de 3,7 %, la productivité de 1,6 %, nous arrivons à un taux moyen de 2,8 % », explique le président de la MEF. Il estime qu’une plus grande solidarité vis-à-vis de ceux au bas de l’échelle est nécessaire tout en considération la situation économique et la vulnérabilité dans les entreprises et par conséquent l’emploi.
La MEF propose par conséquent une augmentation de Rs 200 pour ceux touchant jusqu’à Rs 6 500, une compensation de 2,8 % pour ceux touchant entre Rs 6 501 et Rs 8 900 et une compensation de Rs 250 pour ceux touchant entre Rs 8 901 et 20 000. Elle ne se prononce pas pour les salaires dépassant Rs 20 000.
Vincent d’Arifat insiste sur le fait que ces recommandations portent sur une compensation minimum. Les entreprises qui ont les moyens doivent pouvoir faire un effort en accordant une compensation en fonction de leur capacité. La compensation minimale permet de tenir compte des PME qui passent par une situation difficile.