La Commission de la concurrence (Competition Commission of Mauritius) a ouvert une enquête sur le marché de la bière à Maurice en vue de déterminer s’il y a collusion entre Phoenix Beverages Ltd (PBL) et le Groupe Castel et sa filiale Stag Beverages Ltd.
C’est le conseil d’administration de Phoenix Beverages Ltd qui annonce, dans ses commentaires accompagnant les résultats du groupe pour la période juillet 2013-mars 2014, la décision de la CCIM. Cette communication précise que le 6 mai 2014, le directeur exécutif de la Commission a décidé de lancer une enquête sur « an alleged collusive agreement (cartel) that may exist… (between the Company) on the other hand , and the Castel Group and its subsidiary Stag Beverages Ltd ( the Castel Group) on ther other hand… (which) may have as its object or effect the sharing of the beer market or the restriction of supply of beer in Mauritius ».
La direction de PBL souligne qu’aucune décision ou conclusion concernant cette question n’a été enregistrée jusqu’ici, mais ajoute que PBL coopérera totalement avec la CCIM pour la bonne marche de son enquête en vue de démontrer qu’aucune collusion (comme alléguée ou autrement) n’existe avec le Groupe Castel.  
Par ailleurs, les résultats de PBL sur la période juillet 2013-2014 indiquent que le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de l’ordre de Rs 3,7 milliards, soit une progression de 6,1% par rapport à ses revenus pour la période correspondante de 2012-2013. La direction annonce que le volume des ventes a augmenté de 1,9% et que les bénéfices avant coûts financiers sont passés de Rs 291 millions à Rs 296,6 millions.
PBL a vendu, en décembre 2013, la totalité de ses parts dans sa compagnie associée se trouvant à Madagascar. Une opération qui lui a permis de réaliser des gains nets de Rs 289,1 millions, et ce en tenant en compte sa part des pertes des « discontinued operations» et les gains sur le change. Le groupe a dégagé en neuf mois des profits après impôts de Rs 537,7 millions, contre Rs 139,6 millions pour la période juillet 2012-mars 2013. Cette performance est considérée comme « exceptionnelle » du fait des profits enregistrés sur la cession de ses actifs dans la Grande île.
Évoquant les perspectives futures, la direction de PBL annonce que les conditions commerciales et économiques au niveau du marché local resteront plus ou moins inchangées comparativement à 2013. Elle ajoute que l’entreprise continuera à développer et à proposer un portefeuille de marques différenciées tout en misant sur son expertise du marché local pour accroître ses ventes.