Maurice a perdu sept places dans le classement global sur la compétitivité publié dans la dernière édition du rapport du Forum Économique Mondial. Maurice s’est classé 46e sur un total de 140 pays mais reste à la première place en Afrique, précédant l’Afrique du Sud qui pointe en 49e position.
Rendu public mercredi, le rapport 2015-2016 sur la compétitivité dans le monde accorde une moyenne de 4,43 points à Maurice alors que le premier du classement, la Suisse, réalise un score de 5,76 points, précédant Singapour (5,68 points), les États-Unis (5,61 points), l’Allemagne (5,53 points) et les Pays Bas (5,50 points).
Créé en 2004, l’Indice mondial de la compétitivité (GCI – Global Competitiveness Index) évalue la compétitivité d’un pays en fonction d’une centaine d’indicateurs nationaux regroupés en douze catégories, notamment l’environnement macroéconomique, la qualité des institutions et celle des infrastructures, l’éducation, l’efficacité et la taille des marchés, le développement technologique et l’innovation.
Au niveau du continent africain, les observateurs notent que le Top 10 des pays les plus compétitifs a peu évolué depuis l’édition 2014-2015. Malgré son repli, Maurice reste l’économie la plus compétitive du continent (46e), suivie de près par l’Afrique du Sud (49e) et le Rwanda (58e). Le Maroc reste le pays nord-africain le mieux classé du continent (72e). La Côte d’Ivoire, qui a réalisé la plus forte progression en Afrique depuis l’an dernier (+24 places), se retrouve cette année parmi les dix économies les plus compétitives du continent (91e). On constate également que L’Éthiopie (+9 places), l’Ouganda et l’Afrique du Sud (+7) ont amélioré leurs positions. Quant au Nigeria, première économie du continent, il n’est qu’au 124e rang mondial dans ce classement, soit un cran au-dessus du Zimbabwe (125e) et derrière la Gambie (123e).
Commentant les performances des pays subsahariens, le WEF observe que « l’Afrique subsaharienne continue d’enregistrer des taux de croissance proches de 5 %, mais la compétitivité et la productivité restent faibles ». Le WEF est d’avis qu’il s’agit d’un point sur lequel les pays de la région vont devoir travailler, en particulier face aux prix volatils des matières premières, à la surveillance plus étroite exercée par les investisseurs internationaux et à la croissance de la population.