La CID de Port-Louis a interpellé un collégien de 12 ans la semaine dernière dans une affaire de vol au préjudice d’un ressortissant autrichien. En attendant que ses complices soient mis hors état de nuire, l’adolescent a passé le Nouvel an au centre de détention de Petite-Rivière. Ses acolytes ont finalement été appréhendés samedi.

Le délit s’est déroulé le 11 décembre au Champ-de-Mars. Le plaignant, âgé de 30 ans, avance qu’il avait garé sa voiture de location pour se rendre dans le centre-ville et qu’en retournant, il a noté que la vitre de la portière de sa Suzuki avait été forcée. Un appareil photo, une torche, des équipements de plongée et des vêtements ont été volés. Le préjudice s’élève à Rs 85 000. Il a rapporté l’affaire à la police de Pope Hennessy.

La CID de Port-Louis Sud a pris le dossier en main. En se basant sur certaines informations, les policiers se sont rendus à Vallée-Pitot, où ils ont interpellé le collégien. Lors d’un interrogatoire en présence d’un responsable, le mineur a déclaré qu’il faisait le guet pendant que ses complices commettaient leur forfait. Étant donné que les autres malfrats étaient encore recherchés, la police a objecté à sa remise en liberté conditionnelle. Ainsi, il est demeuré en détention préventive.

C’est par un coup de chance que ses acolytes ont été appréhendés le 3 janvier. La police avait en effet appris que des activités louches se déroulaient à la Citadelle et une équipe s’est rendue sur place, où elle est tombée sur un van de marque Toyota avec deux occupants à l’intérieur. Un habitant de Vallée-Pitot, âgé de 29 ans, et un résident du Hochet, âgé lui de 28 ans, ont été questionnés sur leur présence sur place. Ils ont alors avoué avoir utilisé le véhicule pour commettre plusieurs vols dans la région de Port-Louis, donnant ensuite l’identité d’un troisième complice, âgé de 25 ans. Ce dernier a été arrêté chez lui, à Vallée-Pitot, et devait confirmer sa participation au vol commis au préjudice de l’Autrichien.

Une partie du butin a été saisie chez lui. Comme le plaignant est retourné dans son pays, la police a pris contact avec lui à travers WhatsApp, où il a confirmé que les objets saisis étaient bien les siens. Une fois aux Casernes centrales, la police a inspecté le van et devait noter qu’il n’y avait aucune vignette ou certificat d’assurance. De plus, la police soupçonne le numéro du châssis d’avoir été manipulé. Du fait des développements intervenus dans cette enquête, la police ne compte plus objecter à la remise en liberté conditionnelle du mineur.