Poursuivi pour complot dans une affaire de drogue, l’avocat Alvin Juwaheer a comparu hier en cour intermédiaire. Ses hommes de loi résistent à l’intention de la poursuite de produire une liste d’appel car leur client n’a pas été confronté à celle-ci. La prochaine audience est fixée au 20 juillet.
Le procès pour conspiracy intenté par le Directeur des poursuites publiques (DPP) à l’avocat Alvin Juwaheer n’a pu se poursuivre comme prévu hier en cour intermédiaire devant les magistrats Raj Seebaluck et Renuka Dabee (vice-présidente de la Intermediate Cour Criminal Division). L’avocat est défendu par les Senior Counsels Mes Gavin Glover et Ravin Chetty, assistés par Me Rishi Bhoyroo.
Lors de l’audience du 22 mars, la poursuite, représentée par les State Counsels Mes Shakeel Bhoyroo et Selveena Adapen, a voulu produire une liste d’appels téléphoniques de Me Juwaheer obtenue par un Judge’s Order. Le Leading Counsel de la défense Me Gavin Glover (SC) y a formellement objecté. Il a soutenu que la police n’avait pas confronté son client à cette preuve avant de loger le main case. Selon la procédure, la police doit demander au suspect ce qu’il a à dire pour sa défense sur les preuves qu’il a contre lui. Or, selon l’avocat, cela n’a pas été fait.
Le ministère a signifié son intention d’insister que le « itemized bill to be produced ». La poursuite a toutefois fait part de son incapacité à débattre sur l’objection du Senior Counsel et a demandé un renvoi. Les travaux reprendront le 20 juillet.
Selon l’acte d’accusation, Me Alvin Juwaheer aurait ourdi un complot pour que Elizabeth Scheepers persuade son frère Johannes Jacobus Petrus Vijoen de se rétracter dans une affaire de drogue. Ce dernier devait comparaître devant les special assizes. Il avait fait une déposition contre feu Anil Gooransing (alias Le Roi du Sud), ancien sergent de l’ADSU, accusé de trafic de drogue.
La Sud-Africaine aurait écrit dans une lettre expliquant qu’elle a été contrainte d’impliquer Me Alvin Juwaheer dans cette affaire sous la pression de certains policiers. Johannes Jacobus Petrus Vijoen avait eu un malaise à l’aéroport de Plaisance et avait été transporté à l’hôpital de Rose-Belle. Il présentait des symptômes d’overdose. Une boulette contenant de l’héroïne, qu’il avait ingurgitée, avait éclaté.