Au centre de l’attention politique et médiatique depuis quelques semaines, Pravind Jugnauth soutient que quelqu’un du pouvoir en voudrait à sa vie. Le leader du MSM s’est présenté hier aux Casernes centrales en compagnie de son avocat pour consigner une déposition à cet effet.
Selon des sources de l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances, un membre du gouvernement veut sa mort. Le leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM) a ainsi décidé hier après-midi de consigner une déposition dans ce sens au Central Criminal Investigation Department (CCID).
« Ena bann zafer tre grav ek troublan ki pe pase… Ena posibilite ki kapav rod fer mwa di mal fizikman », a déclaré Pravind Jugnauth à la presse. C’est la raison pour laquelle il a voulu faire une déposition à la police pour que les autorités prennent connaissance de ses craintes par rapport à sa sécurité. « Koumsa la polis va kone ek va agir », devait-il ajouter. Le leader du MSM a fait comprendre qu’il ne peut pas dire qui lui a parlé de cette affaire à ce stade mais soutient qu’il s’agit « de sources très très sérieuses ».
À une question du Mauricien, Pravind Jugnauth devait répondre qu’il ne sait pas qui exactement voudrait attenter à sa vie. « Mo kone ki se au nivo du gouvernman… Ena sertin dimounn ki pe rod konplote, ki rod fer kitsoz pou atak a mo lavi », a soutenu le leader du MSM. Il a précisé que c’est, selon lui, en rapport avec sa longue déposition de la semaine dernière.
Pravind Jugnauth avait été convoqué une première fois en décembre par le Central CID après une déposition de la ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo dans l’affaire de « Gouvernement pédophile ». Il devait être de nouveau convoqué aux Casernes Centrales le 3 janvier. Sa déposition marathon de 16 heures fait mention de plusieurs personnalités politiques ainsi que d’une activiste du parti.