Deux employés de Marbella Espace Maison, étaient poursuivis en Cour intermédiaire pour avoir comploté avec une tierce personne pour commettre un vol sur leur lieu de travail. Il leur était reproché d’avoir tenté de s’approprier certains articles du magasin sur un crédit imaginaire. Les deux avaient plaidé non coupable. En l’absence de preuves, le magistrat Azam Neerooa a fait ressortir que la poursuite n’avait pas réussi à établir qu’ils étaient impliqués dans cette affaire et leur a accordé le bénéfice du doute. Les deux accusés étaient défendus par Me Rama Valayden.
Les deux accusés étaient poursuivis pour avoir « willfully and unlawfully agreed with other persons to do an act which is unlawful, to wit, to commit swindling to the prejudice of Marbella Espace Maison by misappropriating goods belonging to them ». Le 13 juillet 2004, Kevin Singaravelloo était sur son lieu de travail quand un individu lui a remis deux chèques à déposer sur un compte à Espace Maison. Selon sa version des faits, quand il avait demandé à la personne d’attendre un salesman, ce dernier lui aurait fait comprendre qu’il était pressé et qu’il comptait repasser plus tard pour récupérer les reçus. Il serait ainsi allé voir Marie-Anabelle Wendy Cangy pour lui faire croire que ces deux chèques appartenaient à son cousin, lui demandant de verser l’argent sur le nom qui était inscrit sur le chèque. Le magistrat Azam Neerooa a fait ressortir qu’à aucun moment Kevin Singaravelloo n’a admis qu’il avait comploté avec Marie-Anabelle Wendy Cangy pour commettre un acte illégal et que la deuxième accusée avait donné la même version des faits.
En Cour, M. Brousse de Gersigny, le manager d’Espace Maison, avait soutenu qu’un caissier doit obtenir l’autorisation du manager avant de déposer un chèque pour d’éventuels achats. Ce qui n’avait pas été fait dans ce cas précis. La Cour a cependant souligné que le fait que la caissière n’ait pas demandé l’autorisation du manager ne voulait pas nécessairement dire qu’elle était impliquée dans une affaire de vol. De plus, le magistrat a relevé que, selon l’information logée contre les deux accusés, ils auraient comploté avec d’autres personnes pour commettre un vol. Or, il n’y avait aucune preuve d’accords avec d’autres personnes pour s’approprier de manière illégale des objets à Espace Maison.
« Thus, the question that arises is whether the two accused had agreed with other persons to do an unlawful act, to do swindling by using the stolen cheque by the unknown person to create the belief of existence of imaginary credit. The answer to such question is in the negative since it would be stretching the mind into the realms of too many possibilities and fancifulness without any certainty as regards to whether the two accused knew that the cheques were stolen », a souligné le magistrat Azam Neerooa. Les deux employés ont ainsi obtenu le bénéfice du doute.