Caroline est à la fois le titre d’une chanson, celui d’un CD de quatre titres et le prénom de l’invitée spéciale au concert que propose Damien Élisa le samedi 16 février à 20 heures à l’Institut français de Maurice. Présenté confidentiellement de temps à autre, ce mini-album n’avait jusqu’alors pas fait l’objet d’une présentation publique en bonne et due forme. Pour l’occasion, Damien Élisa s’est entouré de Clive Govinden, bassiste d’origine mauricienne qui fait carrière en France, du batteur de génie Momo Manancourt, puis du guitariste Yannick Mamerou, du percussionniste Mathieu Carosin et du trompettiste Fabien Thomas (à qui on souhaite tout le talent de son oncle Philippe). Caroline d’Unienville posera sa voix sur la chanson qui lui est dédiée.
Avec ses quatre titres, Caroline est le fruit de la résidence de trois mois que Damien Élisa a vécue à Paris en 2010 en tant que lauréat de la bourse Visa pour la Création, qui est décernée par l’Institut français. Seules deux aides de ce type sont octroyées chaque année à des musiciens du sud. Ce séjour qui lui a permis de s’aérer l’esprit, a occasionné de nombreuses rencontres avec des musiciens et l’expérimentation de nouveaux instruments de travail. Une fois rentré à Maurice, la gestation du projet Caroline a pu commencer permettant à l’artiste de franchir encore quelques pas dans sa création musicale.
Caroline, Alala, A Si et A song of love sont les quatre titres de ce mini-CD dont Damien Élisa nous confie que c’est une première étape en vue d’un grand album avec plus de titres. Un article de Week-End Scope présente ce disque comme « sincère, sans complexe, dépouillé du superflu » insistant sur cette recherche de perfection permanente qui motive l’artiste. Connu pour ses talents d’arrangeur, Damien Élisa est aussi multi-instrumentiste. Il assure sur cet enregistrement la flûte, le clavier, l’harmonica et quelques autres sonorités.
Si son style si singulier s’est nourri à l’origine de multiples influences venues du blues, du jazz, du gospel, et bien sûr, du sega et du seggae, il en appelle aussi à plusieurs langues pour les mots, avec du créole mauricien, du créole réunionnais, du français et de l’anglais, sans compter les mots de son propre cru qui ont leur musicalité pour unique vocation. Bien sûr, ce concert offrira l’occasion d’entendre des inédits et de redécouvrir certains anciens morceaux présentés avec de nouveaux arrangements.