Il y a chez Shreya Ghoshal ce charme fou et indescriptible et cette aisance qui séduit d’emblée lorsqu’elle est montée sur la scène du centre Swami Vivekananda à Pailles, samedi, à l’invitation de l’agence Spelmedia. Elle a en effet, pendant plus de trois heures, posé sa voix chaude sur une série de ballades romantiques à la fois veloutées et saccadées. En modulant sa voix au gré des notes, elle a fait surgir au détour d’une nappe de guitare ou d’un passage très pop ces belles déflagrations soniques qui ont fait danser la foule. Ses nombreux fans, qui lui avaient réservé un chaleureux accueil lors de son dernier concert, en 2016, piaffaient d’impatience et l’attente devenait insupportable. Malgré les efforts du jeune Kinjal Chattopadyay, la salle réclamait son idole à coups de sifflets et de cris. Elle est finalement apparue sur scène à 20h30.

La cause était entendue : Shreya Ghoshal, la tête pleine de merveilleux souvenirs qu’elle avait partagés avec le public mauricien en 2016, un public qu’elle adore particulièrement, laisse éclater sa joie avant d’entonner les premières notes de Deewani Mastani, de Bajirao Mastani. Cette bonne entrée en matière avec un public entièrement acquise à sa cause pousse Shreya à se surpasser et elle offre un écrin de sa voix touchante et enveloppante avec la reprise de ses succès dont Jadu Hai Nasha Hai (Jism), Bahara (I Hate Love Stories), Hasi Ban Gayi (Hamari Andhuri Kahani),