Sax Machine a enflammé et fait chavirer l’amphithéâtre de l’Institut Français de Maurice, lors de son unique et premier concert à Maurice, le vendredi 2 juin. Énergiques, décontractés et proches du public, les membres de ce trio ont livré une prestation pleine de punch, avec un set débridé aux accents jazz, hip-hop, afro-beat et funk.
Avec Sax Machine, tout est une question d’improvisation. Impossible de savoir à quoi s’attendre car ce trio préserve le secret d’une alchimie musicale reposant sur une formule originale et efficace. Avec lui, le public va de surprise en surprise, en découvrant cette alliance entre les cuivres et l’électronique.
C’est Guillaume Sené, le beatmaker, qui lance la rythmique en boucle avec sa loop machine, avant de broder un son avec son saxophone. Il est rejoint par le trombone de Pierre Dandine. Le rappeur de Chicago, RaceCar, fait alors son entrée pour intégrer son flow façon old school, tout en douceur. Le trio occupe la scène, surfe sur une ambiance jazz-funk et revisite leurs morceaux en improvisant sans arrêt.
Le savant mélange de grooves cuivrés et de boucles électroniques fait grimper la température pour entraîner l’assistance dans un concert terriblement efficace et généreux. Sax Machine a le don d’alterner une ambiance jazz, funk, afro-beat et hip-hop. RaceCar a la pêche. Il se glisse au milieu du public pour mieux faire vivre la musique du trio. Les morceaux s’enchaînent sans fausse note et le public découvre un autre visage du jazz.
Sax Machine a su trouver la bonne recette pour conjuguer jazz et culture urbaine. Et ça marche. Ce qui est encore plus impressionnant, c’est de voir les musiciens lancer les loopers sur quelques notes pour donner la base du morceau, puis venir assembler plusieurs couches successives qui engendrent ce mélange inattendu. Le résultat est époustouflant.
Le passage de Sax Machine à Maurice ne pouvait être qu’un régal pour cette formation considérée comme une révélation dans le domaine du hip-hop jazz.