Des musiciens exceptionnels, des chanteurs et des choristes renversants et un public chaud bouillant. Tous les ingrédients étaient réunis pour rendre inoubliable ce “dernier” Mauritian Tribute to Pink Floyd. En deux heures et trente minutes, le public a eu droit à une prestation hors du commun, avec un Thibault de Robillard déchaîné sur sa guitare électrique et un spectacle visuel impeccable.

 

Reprendre Pink Floyd est une chose, mais donner au public l’impression d’être à un concert de Pink Floyd constitue un véritable exploit. Ils avaient promis de jouer les morceaux aussi fidèlement que possible et n’ont pas failli à leur tâche. Deux heures et trente minutes de pur bonheur qui ont semblé tellement courtes ce samedi soir au Swami Vivekananda International Convention Centre à Pailles. Un son exceptionnel présenté sur scène avec une précision d’horloger. Chaque début de morceau, particulièrement les plus connus comme Wish You Were Here, High Hopes, The Wall et Comfortably Numb, a été chaleureusement accueilli par un public chaud bouillant.

Les protagonistes n’ont cessé de le marteler durant les répétitions : la concentration est essentielle pour un spectacle comme celui-là, avec tous les détails que contiennent les morceaux de Pink Floyd. Les chanteurs, les musiciens, les choristes et l’équipe ont été au diapason. Ceci malgré un problème technique en plein milieu du concert, qui n’a cependant pas entamé l’ambiance. “Pa prese !”, a-t-on pu entendre de la foule, comme pour rassurer le groupe. Quand le spectacle est d’un tel niveau, il est plus facile de pardonner un accroc.

À l’initiative du tribute et chef de file du projet, Thibault de Robillard a rappelé, s’il le fallait, que sa guitare est une extension de son corps. Chacun de ses solos à la guitare a provoqué des frissons dans la salle, particulièrement sur le dernier solo de Comfortably Numb. Tout le monde est resté bouche bée devant une telle maîtrise.

Mention spéciale pour la choriste Joelle Citta. Elle a eu droit à une ovation monstre après des notes haut perchées lors d’un intermède vocal exclusivement féminin qui a conquis le public. Le saxophoniste Yony Sunassy, avec ses quelques solos, a également été chaudement applaudi.

Quant aux lead singers, ils ont été remarquables. Le timbre grave de Steed Lebon, les notes hautes d’Arnaud Gauthier et le style plus rock de Yavin Coopan ont séduit le public. Trois voix distinctes avec des intonations différentes qui se démarquent sur leurs interprétations respectives mais qui ne font qu’une sur certains morceaux.

C’est également le constat qu’on peut faire de l’ensemble du groupe. Éric Desvaux, éminemment technique derrière sa batterie, Marc Giraud en osmose avec son clavier et Ashvin Seewoochurn superbe avec sa guitare basse. Le jeu d’ensemble frôlait la perfection.

L’autre volet principal du concert hommage, la projection vidéo, a été tout simplement impeccable. Des images superbes, dans l’esprit des concerts de Pink Floyd. Le tout savamment mélangé à de belles lumières proposées par DB Vision et des bruitages qui ont contribué à rendre encore meilleur le spectacle.

Vidéo basse résolution par un spectateur :