Le “concert Océan Indien” de Gérard Louis a été une belle réussite, comme l’espéraient à la fois les organisateurs et le public venu nombreux au J&J Auditorium. Gérard Louis a été fidèle à lui-même, livrant un répertoire où des chansons de nouvel album côtoyaient d’autres plus anciennes. Les invités du maestro ont été à la hauteur de l’événement.
C’est une salle comble qui a assisté au concert de Gérard Louis au J&J Auditorium samedi dernier. Un public majoritairement vêtu de blanc, comme l’avait demandé l’artiste lui-même, pour symboliser le nouveau son de son dernier album, Oxyzen. Nouveau son fortement matérialisé par la présence d’instruments qui se font rares ou qui sont inhabituels dans le séga : violons, violoncelle et accordéon.
Malgré le retard sur l’horaire prévu, le public en a eu pour son argent. Maïsta s’est fait plaisir en sa qualité de chauffeur de salle avant la prise de pouvoir de Gérard Louis. De retour sur scène après une pause de deux ans, le maestro n’a rien perdu de sa présence scénique; il l’a démontré à chacune de ses chansons.
Dès le premier morceau, il a fait se lever une bonne partie du public, qui a pris d’assaut les couloirs de l’auditorium ainsi que le devant de la scène, gênant sensiblement les autres spectateurs. Gérard Louis a d’ailleurs dû intervenir pour les calmer et a invité ceux qui s’étaient déplacés vers l’avant de regagner leurs places afin que tout le monde puisse apprécier le concert.  
Les invités de Gérard Louis ont gratifié l’audience de leurs plus beaux morceaux. L’accueil réservé à Dominique Barret a été tout simplement fantastique. Le crooner réunionnais ne s’est pas fait prier pour livrer une prestation empreinte d’émotion. Le public s’est levé comme un seul homme dès les premières notes de Mon coeur épris, que Barret interprète en duo avec Meera Mohun.
Pour sa part, Jean-Marc Volcy a eu droit à une belle ovation, surtout lorsqu’il a donné à entendre son tube Baké Yaya. Tiana a ravivé quelques bons souvenirs avec ses rythmes endiablés. Edouard Doyal a mis le feu à la salle en interprétant notamment Corbo.
Côté mauricien, Bruno Malcolm et Sandra Mayotte, qui ont assuré les choeurs pour les autres artistes, ont eu l’occasion de faire apprécier leur indéniable talent en interprétant quelques morceaux de leur répertoire.