Une trentaine de pêcheurs et de représentants des autorités de l’Union des Comores, de la France (Réunion), du Kenya, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de la Tanzanie se réunissent à Maurice depuis hier pour discuter ensemble de l’avenir de la pêche thonière côtière.

Cette rencontre qui s’étend sur trois jours est organisée par la Commission de l’océan Indien, à travers son programme « SmartFish » financé par l’Union européenne. L’objectif de la réunion est de réussir à augmenter l’investissement dans le secteur de la pêche thonière côtière.

La recherche de solutions de développement

Il s’agit pour les experts de dresser un inventaire de leurs pêcheries de thonidés, mais aussi d’examiner les causes profondes des résultats mitigés du déploiement des Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP), contrairement à ceux des pêcheries côtières des agences régionales et internationales. L’objectif final de la réunion est d’identifier les moyens nécessaires, en matière d’innovations, d’investissements, de financements et de marketing, au développement de la pêche thonière côtière.

Le thon comme levier économique

tient « une place prépondérante dans les petits Etats insulaires en développement »,  Prem Koonjoo, ministre mauricien de l’Economie océanique, des Ressources marines et de la Pêche. En effet, cette pêche thonière côtière constitue un levier de croissance durable et d’emplois pour ces sept pays de l’océan Indien. C’est pour cette raison que « la durabilité des ressources halieutiques est essentielle au bien-être des océans et à l’activité économique de la région », a quant à elle estimé Marjaana Sall, Ambassadeur de l’Union européenne pour la République de Maurice et des Seychelles. Une prise de position qui justifie l’engagement pris par l’Aide Européenne au Développement (APD), de soutenir les initiatives régionales en faveur de l’Objectif de développement durable n°14.