Jean Daniel Orian et son mentor Lewis Dick

Jean Daniel Orian, 30 ans, qui avait obtenu en 2011 le prix du public lors d’un symposium international de sculpture en Morges, Suisse, a repris l’avion lundi pour se rendre dans ce même pays. Il participera cette fois à un concours de sculpture sur marbre. Il a pris deux mois pour préparer ce concours dans l’atelier de Lewis Dick, à Bambous. Ce dernier lui a appris les rudiments du métier.

Environ une quarantaine de pays prendront part à ce concours. Jean Daniel a également appris à travailler sur le marbre avec Karl Lauricourt, un jésuite d’origine mauricienne, dans son atelier de modelage et sculpture à Saint-Denis, à l’île de La Réunion. « J’ai travaillé très dur avec mon mentor Lewis Dick pour préparer ce concours, je souhaite ramener dans ma valise un trophée pour lui faire plaisir, pour la fierté de ma famille et de mon pays », explique Jean Daniel, assis dans la cour de Lewis Dick à Bambous. Sculpter sur le marbre, soutient le jeune sculpteur, est complètement différent de ce vous faites sur le bois, car c’est un art qui exige plus d’habilité et de finesse, soutient ce père d’un enfant de trois ans.

Jean Daniel Orian qui, au fils des années, a acquis une grande expérience dans le domaine de la sculpture, a la responsabilité aujourd’hui, avec son mentor Lewis Dick, de transmettre ses connaissances dans différents établissements scolaires. « Nous sommes fiers d’avoir été choisis pour faire de la sculpture une thérapie. D’où notre présence jusqu’aujourd’hui à l’école Anou grandir avec les enfants autistes à Mon-Loisir et à l’école Henri Souchon, à Pointe-aux-Sables, qui accueillent des jeunes issus de milieux défavorisés ayant échoué au CPE ou n’ayant jamais été scolarisés. Kan ou finn pas mizer dan lavi fo pa ki oublie kot ou sorti. Ou bizin trouve impe letan pou partaz ou mo konesans avek lezot. Seki Jean-Daniel e lezot kamarad nou ale fer dan bann kolez edan mo latelye Bambous. »

Aujourd’hui, Lewis Dick qui a connu la pauvreté absolue dans le passé est devenu un sculpteur professionnel dont les oeuvres sont appréciées pas seulement à Maurice, mais aussi par des gens du monde entier. « J’ai fait découvrir mes oeuvres dans plus d’une quarantaine de pays », confi e très humblement le mentor de Jean-Daniel. Il est confiant que ce dernier va remporter le premier prix dans cette compétition en Suisse. « C’est un garçon qui aime persévérer et qui travaille dur pour réussir. Je suis confiant, il va faire flotter très haut notre quadricolore. » Outre sa passion pour la sculpture, Jean Daniel est responsable d’une équipe d’embaumeurs de cinq personnes chez Moura, entreprise de pompes funèbres à Coromandel.