C’est l’équipe de l’hôtel So Mauritius by Sofitel qui a décroché le premier prix du concours culinaire organisé récemment dans le cadre du Congrès annuel de l’association des chefs de l’Afrique et du Moyen-Orient, à l’école hôtelière Sir Gaëtan Duval à Ébène. Pour les gagnants, ce genre d’activités donne l’occasion de mesurer son évolution mais aussi de dépasser ses limites tout en travaillant dans une ambiance agréable.
« C’est fun, de plus nous avons l’occasion de créer à notre aise et de nous exprimer à travers notre création », fait ressortir le chef de l’équipe gagnante, Jérôme Laroche, sous-chef au So Mauritius, qui exprime aussi la surprise face aux résultats du concours. Pour lui, c’était l’occasion de faire connaître le concept culinaire de l’hôtel qui repose sur la mise en valeur des produits locaux. « On a pu montrer ce que nous faisons à l’hôtel », soutient-il.
Plus qu’un métier, la cuisine est pour nos interlocuteurs, l’occasion de s’exprimer et d’aller au-delà de ses limites. Un véritable plaisir ! Ainsi, lorsqu’il n’y a pas beaucoup de clients, fait ressortir Rajiv Juddoo, demi-chef de partie au So Mauritius, « nous travaillons souvent sur de nouvelles recettes et nous sommes encouragés par Jérôme à aller le plus loin possible. Ce sont des plats que nous proposons ensuite aux clients après les avoir goûtés ».
Jérôme Laroche indique que souvent « nous travaillons dans notre petit coin et les gens ne savent pas ce que nous faisons. Le concours est l’occasion de mettre nos plats en valeur ». Pour lui, proposer un plat nouveau au client est un grand défi à relever. Participer à un concours l’est aussi mais il permet aux participants de se mesurer et de partager idées et connaissances avec les autres. « C’était vraiment intéressant. Cela nous a encouragé à faire des choses nouvelles. C’est une manière d’avancer dans notre métier. La rencontre avec les chefs présents à Maurice pour le congrès annuel nous a aussi beaucoup enrichi », soutient M. Juddoo. « Ils nous ont montré des astuces et nous ont parlé de nos faiblesses en vue de nous permettre de nous améliorer », poursuit notre interlocuteur. Et d’insister : « Je me sens bien dans ce métier, et ce genre d’activité me permet d’évoluer et d’explorer de nouvelles connaissances. »
Fort de cette expérience et de sa participation comme animateur à l’émission télévisée de cuisine Kwik cuisine,
Jérôme Laroche souhaite une relance de l’Association des Chefs du sud dans un esprit de partage.