Naden Vydelingum, président de la Tamil League, explique que le kolam est une technique de peinture utilisant généralement du riz en poudre mélangé avec des couleurs synthétiques. « Cet art est connu à travers la Grande Péninsule sous des noms différents. C’est une tradition qui date de 2 500 ans avant Jésus Christ. Gawtam Budha est connu comme un maître dans l’art de dessiner des kolams. »
Historiquement, on dessine des kolams sur le sol lors d’événements spécifiques afin d’éloigner le « mauvais oeil ». Les kolams sont aussi censés porter chance lors d’événements tels que le mariage, la naissance d’un enfant, quand une fille atteint l’âge de la puberté et d’autres étapes importantes dans la vie, confie notre interlocuteur.
S’il est considéré comme une forme d’art, le kolam n’est pas fait uniquement pour la décoration. Il est dit que la poudre de riz utilisée sert de repas aux oiseaux, aux fourmis et autres bestioles qui n’ont pas à voyager beaucoup pour trouver de la nourriture, les invitant ainsi dans notre maison et dans notre vie de chaque jour, en hommage à la coexistence harmonieuse entre l’homme et les animaux. Selon une croyance, le koul apporte du bonheur et de la prospérité dans les foyers. Au Tamil Nadu, chaque matin, des millions de femmes dessinent le kolam sur le sol devant leur maison. Pour le concours organisé par la Tamil League, aucun thème n’avait été spécifié, pour ne pas brider la créativité des candidats. Les membres du jury, Sobana Sundari Ganeshan, Lakshmi Umapatty et Kumudavalli Govinden, ont évalué le talent des participants sur l’esthétisme, l’utilisation des couleurs et le style des lignes. L’équipe gagnante était composée de Nelvina Mootien, Evna Armoogum et Samila Pavaday du groupe Lotus. Elles ont remporté le premier prix, une timbale de Rs 5 000.