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Il est l’un des prévenus ayant été le plus de fois condamné par la justice mauricienne, soit à 66 reprises depuis 1989. Ahmed Mohamed, 56 ans, a encore récidivé. Connu des services de police à travers l’île, cet habitant de Pailles se faisait passer pour un directeur de compagnie pour escroquer ses victimes. Même si la police l’a une nouvelle fois arrêté en décembre, les plaintes contre lui n’en finissent pas.

En effet, une habitante de Curepipe a déclaré à la police de Rose-Belle que le suspect, qui s’est fait passer pour un homme d’affaires, cherchait une maison à louer. Elle lui a alors proposé une résidence à Mont-Fertile. Sauf qu’après une mensualité seulement, Ahmed Mohamed a cessé d’honorer sa dette. Cette Curepipienne a été surprise d’apprendre la réalité sur le quinquagénaire lorsqu’elle s’est rendue à la police.

De plus, la plaignante ne peut entrer dans sa maison du fait que les effets personnels du suspect sont toujours sur place alors qu’il est incarcéré. Le mois dernier, c’est une habitante de Rose-Belle, 40 ans, qui avait dénoncé l’escroc à la police.

Étant propriétaire d’un “cold storage”, elle a déclaré qu’en octobre de l’année dernière, une voiture s’est arrêtée devant son commerce. Ahmed Mohamed, se présentant comme un directeur de compagnie livrant des produits de mer aux hôtels, a demandé à acheter une certaine quantité de marchandise à condition qu’il paie à la fin de chaque semaine.

Pendant deux semaines, il a pris environ Rs 253 000 de produits, mais il n’a réglé que Rs 4 700. La plaignante a tenté de le contacter à plusieurs reprises mais, selon elle, l’escroc « trouvait des excuses » pour ne pas payer.

Ahmed Mohamed a été condamné dans plusieurs cours de district de l’île, à savoir Port-Louis, Rose-Hill, Curepipe, Moka, Pamplemousses, Rivière-du-Rempart, Rivière-Noire, Grand-Port et Flacq, de même qu’en Cour intermédiaire.

Sa première condamnation remonte à mai 1989, quand il avait écopé d’une amende de Rs 400 pour avoir émis un chèque sans provision. Un an plus tard, il a reçu quatre condamnations toujours pour un délit semblable. C’est en 1992 qu’il fait ses premiers pas en prison quand la Cour intermédiaire le condamne à six mois d’emprisonnement, toujours pour chèque sans provision.

De 1989 à 2012, il est jugé et reconnu coupable une soixantaine de fois pour divers délits comme escroquerie, possession d’objets volés, vol, utilisation de faux documents et usage de faux.

Sa dernière condamnation date d’octobre 2012, quand la Cour intermédiaire lui a infligé une peine de trois ans de prison pour escroquerie alors qu’il purgeait déjà une autre peine. Sorti de prison en 2017, Ahmed Mohamed n’a pas changé son comportement, comme attestent les récentes plaintes logées contre lui.