Les juges Ashraf Caunhye et Abdool Raffick Hamuth ont maintenu la peine de 4 ans et demi de prison infligée à un maçon pour un braquage sur la voie publique. Évoquant le fait que l’accusé avait été reconnu à chaque exercice d’identification par la victime et que l’alibi du maçon, l’entrepreneur pour qui il travaillait, n’avait pu confirmer qu’il était sur un chantier au moment des faits, les juges ont maintenu la sentence.
L’appelant, maçon de profession, avait été condamné en première instance à 4 ans et demi de prison. Interjetant appel, il avait évoqué une violation de ses droits constitutionnels, avançant que l’exercice d’identification n’avait pas été fait selon la loi. La police avait effectué un exercice de confrontation directe avec la victime 3 ans après le délit après que celle-ci l’a identifié sur une photo un mois après l’agression.
Le délit s’est produit dans l’après-midi du 16 janvier 2008. La victime, un habitant de Vallée-des-Prêtres, était en route pour son domicile quand elle a été délibérément obstruée par trois voyous, avec le maçon comme chef de file. Ces voyous l’avaient extirpé de son véhicule pour le tabasser et l’avaient délesté d’une somme de Rs 130 000 et d’une valise contenant des bijoux. Les malfrats avaient ensuite pris la fuite après que la victime ait crié à l’aide et que des passants soient venus à sa rescousse.
Concernant l’exercice d’identification, les juges ont fait état que, lors de l’enquête policière, des neuf photos de différents individus présentées à la victime, cette dernière l’avait identifié comme étant son agresseur. Après son interpellation à l’aéroport après un voyage en Angleterre, l’accusé avait accepté une confrontation directe avec la victime, qui l’avait une fois de plus identifié. En cour, la victime avait confirmé qu’il avait été facile de l’identifier puisque le maçon ne portait pas de casque intégral lors de l’agression. La victime devait ajouter que, ce jour-là, il était en route pour célébrer l’anniversaire de son fils et que cet incident était resté à jamais gravé dans sa mémoire.
Concernant l’alibi, les juges ont souligné que le “contracteur” pour qui il travaillait n’avait pu confirmer qu’il se trouvait bien sur un chantier le jour des faits. En raison de toutes ces preuves, les juges Ashraf Caunhye et Abdool Raffick Hamuth ont statué que la décision du magistrat de première instance était « juste » et ont donc maintenu la peine de 4 ans et demi de prison.