Ramzi Uteene, condamné à 5 ans de prison pour l’importation de 221,6 g de hashish (résidus de cannabis), avait interjeté appel de la décision du magistrat de la cour de première instance, estimant la sentence « sévère et excessive ». Toutefois, les juges David Chan Kan Cheong et Bobby Madhub ont donné raison au magistrat, maintenant ainsi la sentence imposée par la cour.
Selon les détails de l’enquête, Ramzi Uteene avait fait un voyage en Inde pour y rencontrer un ami. Sur placer, il en aurait profité pour acheter du hashish avant de rentrer à Maurice. Mais à son retour, l’homme a été arrêté, de la drogue ayant été retrouvée dans ses chaussures. Dans un premier temps, Ramzi Uteene avait d’abord dit avoir importé le hashish découvert pour sa propre consommation avant de concéder, plus tard, qu’il était difficile de croire, vu la quantité retrouvée, que tel était le cas, ajoutant de plus ne jamais avoir consommé de cette drogue. Le magistrat, en prenant en considération les preuves présentées en cour, avait ainsi condamné l’appelant à 5 ans de prison et à une amende de Rs 100 000. Ramzi Uteene devait toutefois interjeter appel, soutenant par ailleurs que le magistrat n’avait « pas appliqué le principe de proportionnalité » avant de rendre sa sentence. Selon la partie appelante, le magistrat aurait dû prendre en considération les facteurs atténuants jouant en faveur de l’accusé, ajoutant qu’une remise de peine aurait dû être envisagée au lieu d’avoir jugé principalement de la gravité du délit. La partie appelante devait ainsi suggérer de revoir la peine à 2 ou 3 ans de prison, peine qui aurait, selon elle, « été plus adéquate ».
Le State Law Office, pour sa part, a soutenu que le magistrat a été « juste dans sa sentence » et que tous les facteurs majeurs du procès ont été analysés. Les juges David Chan Kan Cheong et Bobby Madhub, qui ont coprésidé ce procès en appel, ont maintenu la sentence imposée. « We do not consider that the sentence was manifestly harsh and excessive, and warrants our intervention. »