Un individu avait été reconnu coupable d’insultes au tribunal de Rose-Hill, en violation avec l’article 296 (b) du code criminel. Le magistrat lui avait ainsi infligé une amende de Rs 2 000. L’accusé, clamant son innocence, avait décidé d’interjeter appel de la décision de la cour de première instance. Il avait évoqué comme raison le fait que le magistrat, selon lui, n’avait pas considéré les nombreuses incohérences dans la version de la victime. Le coupable s’était aussi appuyé sur l’argument que la poursuite n’avait pas pu prouver que les insultes étaient adressées à la victime.
Selon la version de la victime, l’incident s’est produit quand elle était assise dans le food-court d’un supermarché. À un moment donné, l’appelant est arrivé et a commencé à l’insulter. La victime s’est dite humiliée, car le lieu était bondé de personnes.
Dans l’énoncé du jugement, le chef juge Keshoe Parsad Matadeen et le juge David Chan Kan Cheong ont trouvé qu’il y avait bien quelques incohérences dans la version de la victime, notamment du fait que cette dernière n’ait pas répété les mêmes mots injurieux qui ont été inscrits dans le chef d’accusation. Toutefois, les juges ont fait ressortir que le magistrat avait considéré que la victime avait déposé de manière claire et que sa version n’avait pas été remise en cause. De plus, le magistrat n’avait pas jugé crédible la version de l’appelant, qui affirmait qu’il n’était pas dans ce supermarché au moment des faits allégués. De ce fait, les juges ont rejeté l’appel, ordonnant l’appelant à payer l’amende due.