Marie Christelle Isabelle Bibi, qui a écopé de trois ans de prison en Cour intermédiaire sous des accusations de blanchiment d’argent, a interjeté appel du jugement et de sa condamnation.

Elle soutient notamment que la cour a failli en se basant sur le témoignage du condamné Tony Riacca pour prouver sa culpabilité. Elle s’est acquittée de la caution de Rs 25 000 en cour hier pour les besoins de l’appel.

Christelle Bibi a été condamnée à purger 3 ans de prison devant la Cour intermédiaire le 27 janvier dernier, et ce pour avoir facilité le blanchiment d’argent. Contestant sa condamnation, elle a logé trois points d’appel par le biais de son avoué, Me Pazhany Rangasamy.

Elle soutient notamment que la magistrate a commis une erreur en prenant en considération le témoignage de Tony Riacca qui, selon elle, n’est qu’ouï-dire (“hearsay evidence”).

Elle avance que l’enquête policière à son égard « n’était pas indépendante » sur les allégations de Tony Riacca, précisant notamment que les relevés téléphoniques de ce dernier n’ont pas été vérifiés.

« Transactions illicites ».

Christelle Bibi a été condamnée à purger trois ans de prison pour avoir accepté, en 2017, de prendre possession d’une somme de Rs 180 000 à trois reprises, alors que cet argent provenait du trafic de drogue.

La cour avait conclu que Christelle Bibi savait que la somme d’argent réceptionnée provenait de transactions illicites.

Christelle Bibi avait été reconnue coupable de violation des dispositions de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA).

Avant de rendre son verdict, la magistrate Naveena Parsuramen devait prendre en considération la plaidoirie de la poursuite selon laquelle Christelle Bibi avait joué un rôle majeur dans cette transaction et qu’elle savait bien dans quoi elle s’était engagée en allant récupérer ladite somme d’argent.

Christelle Bibi avait ainsi reçu Rs 180 000 à trois reprises sous les instructions d’un certain Ramesh, en 2017. Elle avait ainsi récupéré Rs 40 000, Rs 70 000 et Rs 70 000, deux fois à Rose-Hill et une fois dans un quartier résidentiel à Eau-Coulée.

Tony Riacca, l’intermédiaire, qui a écopé de trois ans de prison pour le délit de blanchiment d’argent, avait, sous les instructions du dénommé Ramesh, pris possession des sacs en plastiques contenant les sommes d’argent pour les remettre à Christelle Bibi.

Cette jeune femme de 31 ans avait été arrêtée le 23 mai 2017 par les enquêteurs de l’Anti-Drug and Smuggling Unit, et ce à la suite de dénonciations de Navin Kistnah dans le cadre de la saisie record de 135 kg d’héroïne dans le port.