La Société Usinière de Bois-Chéri et la Société Plantation de Bois-Chéri font machine arrière après leur refus systématique d’ouvrir des négociations pour revoir les conditions d’emploi, dont le salaire des travailleurs, qui n’a pas été révisé depuis… 1983. Ce développement est intervenu dans l’industrie du thé suite à la double plainte logée par le tandem Tea Industry Workers Union/General Workers Federation devant l’Employment Relations Tribunal et la Commission de Conciliation et de Médiation. Une première séance de travail s’est déroulée fin juin et les protagonistes sont appelés à se rencontrer à nouveau ce jeudi au siège de la Mauritius Employers Federation.
Les sources approchées indiquent que la Société Usinière de Bois-Chéri et la Société Plantation de Bois-Chéri ont finalement accepté de mener des négociations “in house”, tout en sollicitant l’assistance de la Mauritius Employers Federation (MEF) pour ces étapes. Depuis au moins septembre 2013, le syndicat avait réclamé à l’employeur l’ouverture des négociations sous l’article 53 de l’Employment Relations Act. Mais celui-ci, selon les représentants du Tea Industry Workers Union et de la General Workers Federation, a systématiquement « refused to initiate negotiation, on the basis that no procedure exist ». Sur la base des échanges entre l’employeur et les représentants des travailleurs, ces derniers devaient même avancer : « It is clear that the management is systematically raising non founded issues, delaying tactics and colourable devices to not engage in meaningful negotiations with the union. »
Mais avec ce revirement de situation, les deux parties ont eu une toute première session de travail le 30 juin pour discuter du “collective agreement”. La prochaine rencontre est fixée pour ce jeudi à 13 heures au siège de la MEF à Ébène avec, à l’ordre du jour, l’accord de procédure. En dépit de ces développements majeurs intervenus tout dernièrement, la mobilisation est toujours de mise dans le camp des travailleurs de l’industrie du thé en vue de faire face à toute éventualité. Ainsi, dans les milieux proches de ceux engagés dans les négociations, on avance que si celles-ci ne débouchent sur aucun accord pour une révision des conditions de travail, les employés se réserveront le droit d’avoir recours à des actions syndicales sous les dispositions légales de l’Employment Relations Act.