Le département des Prisons procède actuellement à une série d’inspections sous la supervision du consultant William Cullen de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Ces inspections, d’une durée de cinq jours, visent à assurer que l’incarcération des détenus se passe dans des conditions optimales. La première inspection a été complétée à la prison de Petit-Verger le vendredi 8 août.
Selon le Commissaire des Prisons, Jean Bruneau, ces inspections « visent à assurer que les Services des Prisons réalisent les objectifs fixés et que le milieu carcéral favorise la réhabilitation des détenus ». Dans le cadre de l’inspection qui s’est tenue en premier lieu à la prison de Petit-Verger, tous les aspects des opérations de la prison ont été pris en compte et des normes internationales d’inspection rigoureuses et une méthodologie d’inspection ont été utilisées, précise le Commissaire des Prisons.
Cette inspection a démontré un nombre de points positifs en particulier la formation préprofessionnelle des détenus et les projets communautaires entrepris à la plage de La Prairie et le projet de compostage. Un nombre élevé de programmes de formation, y compris les formations du Mauritius Institute of Training and Development (MITD), sont disponibles aux détenus de la prison de Petit-Verger, cela en vue de rehausser leurs compétences pour qu’ils puissent trouver de l’emploi après leur remise en liberté.
Toutefois, des lacunes ont été décelées et des améliorations sont requises à certains niveaux, précise-t-on. La maintenance dans les opérations des prisons est l’un des points soulevés dans le rapport. Il a été de plus observé que nombre de détenus ont des niveaux éducationnels bas d’où l’importance d’améliorer la qualité de l’éducation dispensée au sein des prisons à travers la mise en place d’un format éducationnel pour adultes.
L’exercice d’inspection est menée par une équipe de huit cadres de prison et d’experts du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie et du ministère de l’Education et des Ressources humaines, ainsi que des cadres du ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, et de l’Occupational Health and Safety Unit du ministère du Travail.