Au tour des sapeurs-pompiers de monter au créneau à nouveau pour dénoncer, encore une fois, leurs conditions de travail présentées comme “inhumaines.”  À tel point que le syndicat défendant les intérêts des employés de la Mauritius Fire and Rescue Service menace de tenir une nouvelle manifestation après celle de février dernier.
Avec cette menace de manifestation évoquée dans les milieux syndicaux jusqu’ici, des consultations sont à prévoir la semaine prochaine en vue de passer en revue la situation dans les casernes de pompiers à travers l’île avant de commencer à peaufiner l’organisation de cette revendication de rue. Mais déjà, le syndicaliste Radakrishna Sadien, président de la Government Services Employers’ Association (GSEA) et à laquelle les pompiers sont affiliés, affirme que ce sera une action d’envergure compte tenu du sentiment de ras-le-bol prévalant dans les casernes de pompiers. “Les sapeurs-pompiers sont dégoûtés avec certaines conditions qui laissent penser à une attitude coloniale. Nous sommes back to square one. D’où la menace d’une deuxième manifestation d’envergure”, déclare Radakrishna Sadien à Week-End tout en sollicitant l’intervention du Premier ministre dans cette affaire.
Les points litigieux portent sur des recommandations non-respectées pour la banque des pompiers, les nouveaux uniformes qui se font toujours attendre et, tout dernièrement, l’affectation des sapeurs-pompiers “as day man on a rotation basis” au “customer care desk” de la caserne de Coromandel. Radakrishna Sadien déplore le manque de considération du management du Fire and Rescue Services sur ce dossier et invite le PS du ministère à intervenir dans cette affaire dans les meilleurs délais.
L’autre sujet d’actualité dans les casernes des pompiers, à la veille des élections générales anticipées, est l’intérêt que porte le ministre des Collectivités locales, Hervé Aimée, au sort de 27 pompiers anciennement affectés à l’escouade de la Fire Brigade municipale de Port-Louis et sans promotion depuis maintenant 16 ans. Ces pompiers étaient parmi un batch de cent officiers qui avaient rejoint les rangs de la Government Fire Services en 1998. . À ce jour, 27 de ces officiers, comptant 28 et 35 ans de service dans ce département, attendent toujours d’obtenir une promotion. “Il est déplorable que les hauts cadres n’aient pas traité ce dossier pendant toutes ces années. Maintenant que le dossier a été référé, vendredi, par le ministre Hervé Aimée au ministère du Service Civil, nous faisons un appel pour que ce dossier soit traité sérieusement.t”, déclare Ashraf Buxoo, président de la Government Services Employers’ Association Fire Fighters Cadre.