Le chauffeur d’autobus Kevin Bitrayya a été trouvé coupable de coups et blessures par imprudence par la magistrate Yashumatee Gopaul, siégeant en cour de district de Rivière-Noire. Il avait conduit à toute vitesse alors qu’il négociait un tournant, ce qui a causé des blessures à un passager de l’autobus.
Kevin Bitrayya avait plaidé non-coupable en cour. Le PS Domun, Main Enquiring Officer dans cette enquête, a présenté le formulaire 58 de la victime, Daniel Bolaram, et a déclaré que celui-ci se trouvait dans l’autobus et a était blessé alors que le chauffeur négociait un tournant à toute vitesse. L’officier a déclaré que seul Daniel Bolaram aurait subit des blessures suite à cette conduite dangereuse.
Les faits remontent au 18 avril 2012, vers 18 h 30. Daniel Bolaram voyageait dans un autobus qui allait à Pointe-aux-Sables. Il a déclaré qu’il était assis à l’arrière, du côté gauche. Quand l’autobus est arrivé auprès de l’église Ste Marie Madeleine, il roulait à plus de 60 km/h, soutient-il. En négociant le tournant après l’église, une roue de l’autobus est montée sur le trottoir, ce qui a fait basculer le véhicule. Daniel Bolaram soutient qu’à ce moment-là, il a été projeté hors de son siège et a heurté la porte de secours arrière qui s’est ouverte et dont les fenêtres ont été brisées. Il ajoute que son portable et son sac ont été projetés hors de l’autobus et qu’il a dû s’agripper à un siège pour ne pas être lui même projeté dehors. Daniel Bolaram dit être allé parler au conducteur pour que ce dernier le transporte au poste de police pour un formulaire 58, puisqu’il s’était blessé aux doigts et aux poignets. Il ajoute qu’il y avait aussi deux passagères dans l’autobus qui ont été blessées suite au choc mais qu’elles n’avaient pas souhaité se rendre au poste de police pour une déposition. La victime a réitéré que l’autobus roulait à plus de 50 km/h et qu’il était inévitable qu’il monte sur le trottoir et crée un choc par la suite. Lors de son contre-interrogatoire, Daniel Bolaram a déclaré que si l’autobus roulait à 20 km/h il n’y aurait pas eu cet accident mais il a admis que la fenêtre de la porte de secours a été fêlée et non brisée.
Pour sa défense, le chauffeur d’autobus a soutenu qu’il roulait à 20 km/h et que sa roue est montée sur le trottoir parce qu’il devait éviter un piéton qui avait traversé la route devant lui. La magistrate Yashumatte Gopaul, prenant en compte tous les éléments de ce procès, a trouvé que Kevin Bitrayya ne s’est pas montré prudent en route et qu’il aurait dû ralentir alors qu’il négociait un tournant, ce qui démontre qu’il n’a pas fait attention à la sécurité des passagers. Kevin Bitrayya est ainsi trouvé coupable de coups et blessures par imprudence.