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La conduite en état d’ivresse est sanctionnée par l’article 123F de la Road Traffic Act. En cette période festive, le bureau du Directeur des poursuites publiques attire l’attention sur ce délit et met en garde contre les dangers de conduire en état d’ivresse, rappelant ainsi les amendes prévues à cet effet. Dans sa Newsletter, la State Counsel Me Sannidi Pillay Paupoo revient sur la loi et fait appel à la vigilance des Mauriciens.

La State Counsel souligne que dès qu’une personne prend le volant après avoir consommé de l’alcool, elle comme un délit, selon la loi. Si cette personne commet ce délit pour la première fois, dit-elle, elle risque une amende entre Rs 20 000 et Rs 50 000, et jusqu’à 5 ans de prison. Si cette personne est jugée coupable pour une 2e fois ou plus, l’amende passe alors de Rs 50 000 à Rs 75 000, et la peine d’emprisonnement devient obligatoire et est comprise entre 12 mois et huit ans.

L’avocate fait référence à certains procès sur ce délit. La loi ne prévoit en outre pas de travaux communautaires dans ce cas de figure, dit-elle encore. « La conduite en état d’ivresse est un délit très grave, car elle met en danger non seulement la vie du conducteur, mais aussi des autres usagers de la route. La cour applique la loi très sévèrement. Il y a même des cas où des accusés ont été condamnés à la prison, même s’ils en sont à leur premier délit. En cette période de fêtes, les gens consommeront de l’alcool. Nous faisons donc appel à votre vigilance. Ne prenez pas le volant après avoir consommé de l’alcool ! Prenez un taxi ou trouver un endroit où passer la nuit. Ce sont des simples précautions que vous pouvez prendre pour votre propre sécurité et celle des autres personnes », soutient Me Sannidi Pillay Paupoo.

Par ailleurs, le bureau du DPP consacre aussi un volet de sa Newsletter de novembre à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Dans un article signé de Me Anusha Rawoah, Senior State Counsel, on y aborde les différents cadres légaux en place pour la protection des femmes. L’auteur dit noter que Maurice connaît toujours des cas de violence atroces contre les femmes et souligne que le viol est puni par l’article 249(1) du code pénal. « Over the years, Mauritius has been unfortunately witnessing several cases of sexual violence against women. Globally, campaigns such as #MeToo, #TimesUp, #Niunamenos, #NotOneMore, and others, have shed light on the issue of rape and sexual violence. However, despite all these efforts underway, there still need a concerted approach to address this devastating human rights violation, by re-educating the society, by empowering our women, and by providing them with ongoing support. Immense focus on prevention is more than ever required, through the promotion of gender equality, women’s empowerment and their enjoyment of human rights », écrit Me Rawoah.

Le bureau du DPP a également accueilli en novembre le père Stéphane Joulain, psychothérapeute et détenteur d’une licence d’art en théologie et d’un diplôme en victimologie. Le père Joulain a animé un atelier de travail sur l’abus sexuel à l’encontre des enfants. Il a aussi souligné l’importance de développer des environnements sûrs, tels que des salles ouvertes et éclairées, avec des fenêtres, pour que les autres puissent voir de l’extérieur. Il faut également que les personnes qui sont en contact avec les enfants soient des personnes de confiance.