Deuxième mandat consécutif pour le syndicaliste Toolsyraj Benydin. Il est reconduit  au poste de « Deputy President » de la Confédération syndicale internationale pour la région Afrique. Une nomination tombée la semaine dernière à un congrès à Johannesburg en Afrique du Sud. M. Benydin s’estime heureux de bénéficier une nouvelle fois de ce titre après avoir travaillé pour les Africains pendant plusieurs années.
Actif depuis de nombreuses années sur la scène locale, mais aussi au niveau international, Toolsyraj Benydin s’est taillé une solide réputation et fait partie des figures de proue du syndicalisme mauricien. Après avoir accumulé les expériences à l’étranger, il rentre au bercail dans les années 2000, où il met à contribution ses connaissances et sa détermination au profit des travailleurs mauriciens. Le syndicaliste jongle sur plusieurs tableaux, en étant président du Conseil des syndicats, de la Federation of Civil Service and Other Unions (FSCOU) et de la National Trade Union Confederation (NTUC).
Ses lourdes responsabilités sur la scène syndicale à Maurice ont une fois de plus payé. La semaine dernière, à Johannesburg (Afrique du Sud) à un congrès de la Confédération syndicale internationale pour la région Afrique, Toolsyraj Benydin a été reconduit « Deputy President » pour quatre ans. Il est ainsi le premier vice-président sur une liste composée de cinq personnalités. « Je suis heureux, car j’ai travaillé pour les Africains », a laissé échapper à son retour de Johannesburg l’intéressé, qui fait aussi partie du bureau exécutif de la Confédération syndicale internationale.
Toolsyraj Benydin souligne que ses homologues africains ont une reconnaissance envers lui en lui attribuant une deuxième fois ce poste. D’ailleurs, sa nomination comme « Deputy President » n’a été nullement contestée lors du congrès. Le syndicaliste estime avoir mené beaucoup de combats dans les moments les plus difficiles sur le continent africain.
Ce congrès à Johannesburg était basé sur le renouvellement du syndicalisme africain dans le contexte de l’émancipation africaine. « Le mouvement syndical a un rôle important à jouer sur le problème de la démocratie, de la paix et de la bonne gouvernance. Il y a des défis auxquels nous devons répondre, surtout face à la crise financière globale. L’Afrique n’est pas un continent pauvre. Il est riche en minéraux et a beaucoup de ressources, mais qui ne sont malheureusement pas exploitées. Le mouvement syndical africain veut prendre le taureau par les cornes. L’Afrique doit appartenir aux Africains », soutien Toolsyraj Benydin pour qui le continent noir est le « continent de l’avenir ».