Le père Amaladoss s.j., directeur de « l’Institute of Dialogue with Cultures and Religions » à Chennai, a été invité par le département d’Interculturalité de l’Institut Cardinal Jean Margéot pour animer deux ateliers de travail sur le dialogue interculturel, quatre conférences sur la foi et la culture, la résolution inter-ethniques et la résolution des conflits inter-religieux. Les ateliers ont réuni, la semaine dernière, des participants de diverses religions et cultures car le département d’Interculturalité se veut être un lieu ouvert à tout Mauricien.
Par ailleurs, en tant que prêtre, il a participé à la célébration de plusieurs messes dont la Fête du Printemps et la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il a aussi célébré une messe inculturée avec des rites indiens expliqués avant la messe. Afin de voir les richesses culturelles et religieuses de Maurice, il a visité des lieux fréquentés par beaucoup des Mauriciens de toutes cultures et religions : le Grand Bassin, le Caveau du Père Laval, les deux sites classés comme patrimoine mondiale : le Morne et l’Aapravasi Ghat. Son séjour se situe dans le cadre d’un projet de formation de département d’Interculturalité de l’Institut Cardinal Jean Margéot qui a opté pour l’intervention d’experts dans le domaine de l’interculturalité mais aussi voir le lien entre la foi et la culture à travers une meilleure compréhension de l’inculturation. Il y aura une collaboration entre le département d’Interculturalité de l’ICJM et l’Institute of Dialogue with Cultures and Religions en termes de recherche et de formation. Père Amaladoss s.j. a aussi dit que l’important n’est pas tant de résoudre les conflits que de pouvoir vivre avec ; cela nous éclaire sur notre acharnement parfois à vouloir à tout prix que les choses soient autrement. Il reste cependant des conflits qu’il est important et possible à résoudre mais pas tous. En parlant des conflits à Coimbatore entre les hindous et les musulmans, Michael Amaladoss s.j écrit dans « Taming the violent » (2010): « Any authentic process of conflict resolution or peacemaking has to be based on truth – the truth of what really happened and who were responsible for what happened. Truth is particularly important for the victims. Any peacemaking will have to start with the acknowledgement of the losses suffered and at least some attempt at adequate restitution. The government may offer some financial and personal losses acknowledged. They want sympathy and compassion. They want to be recognized as human beings whose rights and freedoms have been violated and not mere objects to be trampled upon to suit the convenience of others. They do not want truth to be veiled behind some ideological project. »
Concernant l’exposition de tableaux sur le thème interculturalité, faits par un groupe de profs-artistes, elle sera ouverte encore deux jours au public: lundi 13/02 et jeudi 23/02 de 9h00 à 16h00 à l’Institut Cardinal Jean Margéot.