Françoise Driver représentera le board de l’ANAFE (African Network for Agriculture, Agroforestry and Natural Resources Education) du 9 au 13 octobre à Roseau, en République dominicaine, lors de la 10e réunion du Comité consultatif sur la science et la technologie pour le développement agricole et rural des pays ACP. La doyenne de la Faculté d’Agriculture de l’Université de Maurice débattra des actions décisives que peuvent prendre les décideurs politiques en vue de sauvegarder le système alimentaire des pays ACP.
Le centre ACP-UE Technique de Coopération agricole et rurale (CTA), en collaboration avec le Caribbean Agricultural Research and Development Institute (CARDI), sera l’hôte de la 10e réunion du Comité consultatif sur la science et la technologie pour le développement agricole et rural des pays ACP du 9 au 13 octobre, à Roseau, en République Dominicaine. Cette rencontre cadre avec la Caribbean Week of Agriculture, une rencontre annuelle permettant d’alimenter un forum en discussions, offrant ainsi l’analyse des politiques agricoles actuelles dans la région. L’une des principales activités est une exposition commerciale qui sera l’opportunité pour les producteurs agricoles de mettre en valeur leurs produits et services. Ce sera aussi l’occasion de développer des partenariats et des réseaux avec d’autres sociétés.
« Safeguarding the ACP Food System through Science, Technology and Innovation » est le thème retenu pour la conférence de cette année. Les résultats des travaux seront présentés lors de la réunion pour contribuer à des actions décisives que les décideurs pourraient prendre en vue de sauvegarder le système alimentaire des pays ACP. La doyenne de la Faculté d’Agriculture a ainsi été choisie pour représenter le Conseil de l’ANAFE dont elle est membre, à la 10e réunion du Comité consultatif sur la science et la technologie pour les pays ACP. Cette rencontre permettra à Mme Driver de débattre des enjeux de l’agriculture. Cependant, ce genre d’échange représente pour la doyenne, bien plus qu’une réunion du comité. En effet, Mme Driver veut également que la Faculté d’Agriculture de l’UoM en bénéficie. En relation avec ses fonctions au sein de l’ANAFE, la doyenne entend mettre à contribution son expérience ; favoriser l’ouverture de la Faculté d’Agriculture vers d’autres réseaux tertiaires des pays d’Afrique, figure aussi parmi ses objectifs. « On ne peut plus travailler en isolation. Il faut faire en sorte que Maurice puisse contribuer mais aussi bénéficier en termes d’éducation, de formation et de recherches », souligne Françoise Driver. Elle est d’avis qu’il faudra favoriser le lien entre la recherche et l’enseignement car, dit-elle, les deux vont de pair.
Soulignons que l’ANAFE est un réseau panafricain qui a été reconnu en 2007 comme organisation non gouvernementale internationale par les gouvernements du Kenya, de la Tanzanie et du Niger. Ce réseau est constitué de plus de 131 universités et écoles supérieures enseignant l’agriculture, l’agroforesterie, la foresterie et l’environnement. Il intègre aussi des aspects importants liés à la durabilité des activités agricoles. L’ANAFE a pour mission de faciliter les changements dans les pratiques agricoles et la gestion des ressources naturelles, en établissant des passerelles entre l’enseignement et les communautés rurales, mais aussi en consolidant les institutions membres afin qu’elles participent pleinement à la mise en oeuvre des activités. L’accent est également mis sur l’appropriation au niveau local, la prise de décisions et l’autonomisation des parties prenantes. La vision de l’ANAFE consiste en la création d’un réseau dynamique de premier plan dans l’enseignement agricole pour le développement.