« Mauritius, Your Business Passport to Africa ». Tel est le thème choisi par le Board of Investment (BoI) pour la conférence qu’il organisera à Londres le 14 juin prochain et qui vise à intéresser les chefs d’entreprises britanniques, des représentants de cabinets d’experts-comptables, d’institutions financières et d’autres professionnels conseillant leurs clients à faire des affaires en Afrique.
Maurice sera présentée comme une plateforme incontournable aux hommes d’affaires qui souhaitent étendre leurs activités en Afrique. Lors de cette conférence à Londres, les participants auront l’opportunité de rencontrer des représentants du secteur privé mauricien, des responsables des firmes d’audit et de conseils à l’investissement ayant acquis une longue expérience des affaires en Afrique. Des décideurs d’entreprises publiques mauriciennes seront aussi de la partie. La conférence, indique le BoI, permettra aux participants de discuter en profondeur des solutions à l’investissement et à l’exportation de biens et services vers l’Afrique.
L’ouverture officielle de la rencontre sera effectuée par Henry Bellingham, membre du parlement britannique et Foreign Commonwealth Office Minister pour l’Afrique, en présence du vice-Premier ministre et ministre des Finances Xavier-Luc Duval. La session d’ouverture sera marquée par les interventions des deux ministres sur le volet politique du développement des affaires en Afrique. Le programme de la conférence prévoit trois autres sessions sur les thèmes suivants : 1) « The Rise of Africa Inc », avec des présentations consacrées à la croissance économique en Afrique et aux retours élevés sur l’investissement dans divers secteurs (commerce, services bancaires, télécommunications et infrastructure, entre autres), 2) « Forewarned is forearmed », les actions à entreprendre et les écueils à éviter par les hommes d’affaires qui veulent se tourner vers l’Afrique ; les discussions seront aussi axées sur les possibilités de lever des capitaux pour d’éventuels investissements en Afrique ; 3)
« No Ordinary Market, exporting to Africa », où l’accent sera mis sur l’exportation des biens et services et les mesures et opportunités à explorer à cet effet.
Faisant la promotion de cette conférence sur son site web, le BoI souligne les avantages compétitifs offerts par la plateforme mauricienne à tout homme d’affaires voulant développer ses activités en Afrique. Le BoI évoque, entre autres, l’appartenance de Maurice aux blocs régionaux que sont la SADC, le COMESA et d’autres regroupements économiques, le réseau de traités de non-double imposition signé par Maurice avec des pays africains, le bilinguisme des professionnels locaux qui peuvent aider les entreprises britanniques à toucher la trentaine de pays francophones d’Afrique, l’indépendance du judiciaire mauricien et les capacités locales en matière d’arbitrage. Le BoI met également en exergue le classement de Maurice dans le Mo Ibrahim Index of African Governance, le Heritage Foundation’s Index of Economic Freedom et le World Bank’s Doing Business Survey 2012. L’île Maurice est le premier pays africain dans tous ces classements.
Le BoI évoque, par ailleurs, les opportunités d’affaires en Afrique, indiquant que, selon le dernier « World economic Outlook » du Fonds monétaire international, 22 pays africains ont enregistré en 2011 une croissance à deux chiffres. La revue The Economist prévoit de son côté que d’ici 2015, sept des dix économies comptant les plus forts taux de croissance viendront du continent africain. Le BoI cite aussi le rapport de la firme McKinsey Global Institute qui prévoit que les dépenses de consommation en Afrique vont augmenter de 62 % pour atteindre US $ 1 400 milliards d’ici 2020.