Des journalistes qui souhaitaient suivre le déroulement des exposés/débats au Swami Vivekananda International Convention Centre hier ont été refoulés à l’entrée. Les responsables de la sécurité ne faisaient qu’appliquer les directives du comité organisateur, et il aura fallu l’intervention d’un haut officiel du ministère de l’Éducation, quelques heures après, pour que la presse puisse être admise.
Même une équipe de la MBC, qui d’habitude n’a aucune difficulté à se faire admettre dans des réunions auxquelles sont exclus parfois des représentants de la presse écrite, a été refoulée hier. Et pourtant la station de radio/télévision nationale avait un stand dans le hall d’entrée.
L’agenda du Stakeholders Forum hier après-midi annonçait des sessions traitant de sujets très pertinents pour le monde éducatif aujourd’hui, notamment l’inclusion des langues maternelles et la prise en compte de la dimension culturelle de la vie des apprenants dans le processus de transmission des connaissances. Une thématique qui a toujours donné lieu à des débats passionnés et passionnants, à Maurice ou ailleurs, car il s’agit là de nouveaux enjeux de l’éducation que la communauté du Commonwealth ne peut ignorer. La Francophonie également en a mesuré l’importance depuis quelques années.
Par mesure de sécurité, les travaux du Stakeholders Forum sont fermés à la presse. Mais s’il est du devoir et de la responsabilité du gouvernement mauricien de garantir la sécurité des personnalités qui participent à cette conférence internationale, il est bon de souligner qu’à l’ouverture du Stakeholders Forum mardi, Vijay Krishnarayan, Director Commonwealth Foundation, a expliqué l’importance et le rôle de chacun des partenaires de la communauté scolaire — gouvernement, société civile, secteur privé, enseignants, parents, organisations internationales — pour la mise en oeuvre des politiques de l’éducation. S’il a insisté sur l’importance de la voix des stakeholders dans cette réunion internationale, c’est parce qu’à son avis c’est la voix qui éclaire les décideurs politiques. Les journalistes, dont le rôle est de vulgariser l’information, doivent pouvoir assurer une couverture médiatique des discussions entre stakeholders qui sont d’intérêt général. Il y a aussi la nécessité de tenir compte des attentes des millions de personnes qui composent le Commonwealth. Hier, alors que les journalistes s’apprêtaient à quitter les lieux, non sans avoir exprimé à certains officiels leur mécontentement, un haut officiel du ministère de l’Éducation, informé de l’incident et qui aura saisi la portée de leur requête, leur a permis d’accéder à ce Stakeholders Forum. Entretemps la première session, prévue entre 14 h 30 et 16 h, s’était déjà achevée.