Le Président de la République, Kailash Purryag, a axé son intervention sur le lien indissociable entre la paix et la spiritualité à l’occasion de l’ouverture de la conférence internationale ayant pour thème « Diversité culturelle et interculturel : Quelles assises pour la paix ? »  « La lutte pour la paix est un combat incessant et soutenu », a-t-il précisé. L’ouverture de la conférence, organisée par la Fondation pour l’interculturel et la paix, a eu lieu ce matin au Mahatma Gandhi Institute (MGI). Elle prendra fin mercredi.
Pour le président de la République, la réflexion de chacun des participants, qu’il soit étranger ou Mauricien, qu’il soit sociologue, anthropologue, littéraire… apportera sa contribution à la thématique proposée par les organisateurs en vue d’approfondir le débat. Selon lui, il leur incombe de décortiquer ce qu’il appelle l’ « indifférence ».
M. Purryag estime que l’incompréhension piétine le respect pour l’autre. Selon lui, le manque de tolérance porte atteinte à la paix. « Une paix qu’on a pris du temps pour construire à la sueur de notre front. »
Le président de la République constate que « nous sommes en permanence sur le qui-vive de la peur ». Il estime que ce qui est fait avec amour demeure, alors que ce qui est construit dans la violence, est un fardeau. Il invite les participants à réfléchir sur la spiritualité. Pour lui, un regain de spiritualité et un retour à la source sont intrinsèquement liés à la paix et l’interculturalité.
Prenant la parole à son tour, le ministre des Arts et de la culture, Mookhesswur Choonee, a insisté pour une politique éducative qui formerait les enfants, adultes de demain, à vivre en harmonie et qui, dans cette optique, créerait l’espace interculturel nécessaire.
L’écrivain mauricien, Karl de Souza, a donné quant à lui lecture du discours de Jean-Marie Leclézio qui n’a pu faire le déplacement pour l’ouverture de la conférence. Le prix Nobel de littérature devait faire une réflexion sur la crise économique actuelle dans le monde. Selon lui, ses racines sont plus profondes que les seules dimensions économique ou politique. Il s’agit pour lui, d’un problème d’ordre existentialiste.
Issa Asgarally a, lui, parlé sur le thème « Guerre ou paix : Quelle conception des cultures et des civilisations ». Ont aussi pris la parole, le ministre de l’Éducation tertiaire, Rajesh Jeetah, le président du MGI, M. Dwarka, son directeur général, B. Madhou, et la responsable du FIP, Sarojini Bissessur-Asgarally.
Par ailleurs, M. Asgarally note que Jean-Marie Leclézio devrait être présent pour la fermeture de la conférence mercredi prochain.