Les Tamouls sont un groupe ethnique dravidien originaire de l’Etat du Tamil Nadu en Inde. Pour présenter une donnée socio-démographique, la communauté tamoule de confession chrétienne constitue envrion 30% de l’ensemble de la communauté tamoule à Maurice.
Au cours des XIXe et du XXe siècle, plusieurs Tamouls émigrèrent dans les colonies de l’Empire Britannique (les tamouls chrétiens arrivèrent comme travailleurs engagés sur 41 bateaux selon des recherches menées au MGI). Il y a eu d’abord un encadrement culturel et religieux par les catéchètes , missionnaires étrangers puis prêtres mauriciens. Ce sont aujourd’hui des hommes et des femmes plurielles qui ont gardé leurs patronymes dravidiens mais ont adopté un mode de vie particulier. Dans une conférence donnée à l’Institut français de Maurice et intitulée « Les tamouls chrétiens : témoignage contemporain d’un héritage culturel et religieux », Marcel Chowriamah et Georges Terasawmy ont abordé sommairement le thème sous un angle historique.
Sources
Leurs sources proviennnent des ouvrages de Mgr Nagapen, Benjamin Moutou, La Commission royale 1875, le Rapport de la Commission Justice et vérité, entre autres. Ils ont évoqué le pays tamoul, la relation avec Pondichéry de cette minorité géographiquement dispersée. Retraçant l’histoire d’abord puis l’esquisse des 4 états dans la province de Madras, nos intervenants ont parlé de quelques lieux symboliques : Chennai, la cité, Kalai Kaviri College of Fine Arts, St. Jean de Britto, Vailankanni (La Lourdes de l’Inde à 3 heures de Pondichéry), Notree Dame de la Santé, Madurai au sud de l’Inde. La présentation visait à présenter un certain nombre de références (religieuses, culturelles) relatives à la communauté tamoule chrétienne de Maurice. Bien qu’elle fasse partie des minorités dites visibles cette communauté n’est pas bien connue. D’où ses revendications : être représentée dans les institutions gouvernementales qui font la promotion de la culture indienne à Maurice; être réinscrit sous les 4 composantes de la population reconnues par la constitution; inscrire la Chapelle Ste-Anne comme patrimoine national.
Quelques clés
Marcel Chowriamah a fourni quelques clés pour mieux comprendre leur religion, les rituels de culte. De leur contextualisation de la communauté chrétienne tamoule, on apprend que l’église St Xavier a été initiée par la communauté (Le 3 décembre elle y va en pèlerinage). S’il est un lieu associé aux Tamous chrétiens, c’est bien Stanley. En 1910, il existait une petite chapelle sur les terres où se trouvent l’église Ste Anne. Une stèle a été érigée à Bonne Mère. On apprend qu’à Ste-Croix là où le Père laval est enterré, le terrain appartenait à Zamour Bongout qui fit don de son bien. Il existe aussi des tombes à St-Jean de même qu’une Bible tamoule. Les Tamouls chrétiens sont en lien avec une nouvelle attitude pour inventorier leur héritage, le réapproprier et le valoriser. Reste à définir l’identité tamoule aujourd’hui en fonction des différentes mutations.