La prochaine conférence proposée dans le cadre du cycle Trait d’Union par l’Institut français de Maurice (IFM) pose des questions tout à fait sérieuses sur un sujet tout à fait amusant. Le professeur Pascal Dayez-Burgeon, chargé de cours de civilisation française à La Sorbonne, se penchera en effet sur le cas du plus célèbre des irréductibles gaulois, en posant la question : Astérix, esprit français ou nostalgie ? Le rendez-vous est fixé à l’IFM, mercredi 3 juillet, à 18 h.
Le phénomène planétaire représenté par le succès de la bande dessinée d’Uderzo et Goscinni intrigue depuis le début des Aventures d’Astérix le Gaulois en 1959. Pas plus franchouillard que ce personnage et pourtant ces bandes dessinées ont été traduites dans quarante langues et diffusées par millions d’exemplaires à travers le monde. Pascal Dayez-Burgeon se demande comment comprendre ce phénomène. S’agit-il du triomphe de l’humour à la française ou du regret d’un temps où la France se suffisait à elle-même « résistant encore et toujours à l’envahisseur », c’est-à-dire au monde tel qu’il évolue… ? Astérix serait-il à la croisée du passé et de l’avenir, comme les Français aujourd’hui dans une société qui parait parfois un peu bloquée ? Pascal Dayez-Burgeon proposera son analyse sur ces questions.
Né en Belgique à Bruxelles, l’intervenant bénéficie à la fois d’une casquette d’historien (agrégation, DEA, etc.) et d’énarque (promotion Cyrano de Bergerac, 1996). Aussi a-t-il été tour à tour professeur de lycée, maître de conférence et conseiller culturel avant de devenir, depuis novembre 2009, le directeur adjoint de l’Institut des sciences de la communication, au Centre national de recherche scientifique (CNRS). Il a publié ces dernières années plusieurs ouvrages sur la Corée (Les Coréens chez Taillandier en 2011, Histoire de la Corée des origines à nos jours en 2012, puis cette année De Séoul à Pyongyang, idées reçues sur les deux Corées chez Cavalier bleu). Pascal Dayez-Burgeon contribue régulièrement aux revues Hermès (CNRS), à L’Histoire, Historia ainsi qu’aux quotidiens Le Monde et Libération.