“Prémyé minis enn diktater ek li pé rode control partout”, estime Pravind Jugnauth. Rappelant deux décisions du Data Protection Office (DPO) les 12 et 16 mai, où la Data Protection Commissioner (DPC) Drudeisha Madhub a décrété que les employés ne sont pas dans l’obligation de donner leurs empreintes digitales à leurs employeurs, Pravind Jugnauth soutient qu’il est d’accord avec les arguments avancés et se dit “confortés” car cela rejoint ceux du procès qu’il intente contre l’État. Il s’est appuyé sur plusieurs articles des différentes lois et a cité en exemple l’Angleterre et les Pays Bas, où les données biométriques ont été remises en question.
Évoquant le procès intenté contre l’État, il dit espérer que la State Law Office donnera sa défense le 5 juin prochain et, de là, il demandera un early trial. “C’est enn machinerie bien rodé ek bien orchestré ki Navin Ramgoolam finn met en plas”. Et de poursuivre : “Bizin réalizé ki avek sa, bizin éna enn lot aspect ki importan, c’est libertéde  mouvman. Avek sa kart-la, pou trasé ek konn mouvman bann individus à travers lil Moris.”
Il rappelle qu’un appel d’offres avait été lancé au coût de Rs 400 millions mais que le PM l’a annulé pour négocier personnellement auprès des Singapouriens. “Mo laisse lépep tir so prop conclusion parski kan ti éna procédir osi transparent finn annule tou”, dit-il. De plus, il critique le fait que la conversion de la nouvelle carte se fait par des activistes travaillistes. D’ailleurs, rappelle-t-il, “un disque dur avait été égaré et, à ce jour, nous ne savons toujours pas si les informations contenues dessus ont été fournies à des tierces personnes.”
Parlant brièvement de la visite de Navin Ramgoolam en Inde pour l’intronisation de Narendra Modi comme nouveau Premier ministre, il soutient que, selon les propos d’un journal indien, Navin Ramgoolam se serait fait inviter. De plus, il dit ne pas comprendre la raison pour laquelle l’ancien ministre des Finances Rama Sithanen l’a accompagné alors que ce rôle revient à l’actuel Grand Argentier, Xavier Duval.
Extase devan Navin Ramgoolam...
Au chapitre du personnel de Mauritius Telecom qui réclame “un backpay de la période 2008 à 2012” et bien qu’estimant que le rôle ne revient pas au MSM d’imposer une quelconque décision, il estime néanmoins que les six mois de paie proposée comme backpay n’est pas “raisonnable.”
Abordant le volet de la politique, Pravind Jugnauth a déclaré que la nation a eu droit à beaucoup de feuilletons notamment sur les épisodes “pas bizin béquilles”, “bizin fer concessions” ou encore “manz gato tousel.” En choisissant le jour de l’inauguration de la ferme photovoltaïque Sarako de Bambous pour déclarer “qu’il veut partager le gâteau”, Pravind Jugnauth estime que cela démontre le “machiavélisme de Navin Ramgoolam à l’égard de Paul Bérenger.” “En tout cas, gato-la pou bien indigeste”, dit-il ironiquement. Et d’ajouter : “Mo pa konpran kouma Paul Bérenger en extase devan Navin Ramgoolam.”
Selon lui, pendant que le feuilleton continue, le pays pe “kontigné koulé, lépep fer face à bann difikilté ek le ras-le-bol pé accentué. En tout cas, nou trouvé ki éna enn ralliement ek MSM ek nou éna plaisir présente six nouveaux adhérants.”
Le leader du MSM, Pravind Jugnauth, est revenu à la charge en ce qu’il s’agit de l’obligation de fournir ses empreintes digitales et sa photo biométrique pour l’obtention de la nouvelle carte d’identité. Il estime que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, peut à n’importe quel moment donner l’autorisation à une institution d’avoir accès à la banque de données. L’occasion également de passer en revue les événements de la semaine au niveau politique. C’était lors de la conférence de presse hebdomadaire, hier à la mi-journée, au Sun Trust.
À l’heure des questions, Pravind Jugnauth a déclaré avoir rencontré Ivan Collendavelloo, démissionnaire du MMM. “Nous avons discuté de la situation politique et il a réitéré son engagement. Il a aussi expliqué les raisons qui l’opposent à son ancien parti. Nous n’avons pas discuté plus que ça.”
Les six nouveaux adhérents sont Koomaren Chetty, restaurateur et fondateur de Samedi Plus, ancien président de l’association du Mauritius Volley-ball et ancien membre de l’exécutif de la Mauritius Tamil Temples Federation, Gille l’Entêté, ancien champion de cyclisme, enseignant, entraîneur et moniteur sportif diplômé, également diplômé d’Études Supérieurs en Économie et Gestion, Aboo Bakar Allyboccus, spécialiste en climatisation et réfrigération, a été consultant dans plusieurs pays et a travaillé dans le domaine du Health Care aux Royaume-Unis, Arassen Kallee, avocat ayant exercé au sein de Markandan and Co Solicitors et Cands Legal, deux cabinets légaux britanniques, Jankeeparsad Nundalee, Chartered Valuation Surveyor, élu au n°4 lors des élections générales en juin 1982, et Rahul Subrun, enseignant ayant travaillé dans différentes institutions secondaires privées et publics. Ce dernier est également reporter et photographe