Jurisconsult organise à partir de demain une conférence pour traiter des sujets comme la FinTech, le Bitcoin ou les cryptomonnaies qui sont peu connus du public et même des experts. Marc Hein nous explique le but de cette conférence.
 
Blockchain, Bitcoin ou cryptomonnaie sont des mots font partie du jargon de l’internet et de la finance. Que signifient-ils exactement ?
La FinTech est une combinaison avancée de la technologie et de la finance. Le développement de l’internet et de la technologie blockchain nous emmène vers des destinations précédemment inconnues. La FinTech est en plein essor et nous allons ici plus loin que de simples échanges financiers car nous allons tout droit vers des nouveautés qui sont de nouvelles monnaies. Oui, de nouvelles monnaies, mais non conçues, imprimées ou frappées par des gouvernements ou des banques centrales. On pourrait parler de monnaie « Made in Internet » mais bien réelle et fonctionnelle en utilisant la structure blockchain.
 
Qu’en est-il de l’île Maurice dans ces développements et ces innovations. Notre économie traditionnelle est-elle prête pour ces changements ?
Nous sommes condamnés à innover car ce sont les conséquences directes de la mondialisation où tous les pays se battent pour mieux faire et survivre. Le pays qui n’innove pas carrément recule, il régresse. Notre économie piétine dans de nombreux domaines. Prenons le sucre. Cela coûte maintenant Rs 17 000 pour produire une tonne de canne à sucre qui sera revendue à Rs 14 000. Plus on produit et plus on perd, voici un constat difficile. Le textile a ses problèmes. Au niveau du global business, nous devons faire face à ce qui reste du Traité de non double imposition avec l’Inde. Ce traité a été amendé à la va-vite. Nous avons aussi pris des engagements avec l’OCDE concernant le Common Reporting Standard et le BEPS. Des engagements contraignants pour notre économie, le secteur corporatif, financier et les opérateurs. J’arrête ici ma litanie car je ne suis pas un pessimiste. Nous devons donc avancer à grands pas vers de nouveaux débouchés.
 
Comment vont se faire ces changements et comment les Mauriciens pourront-ils se spécialiser ? Comment apprendre ?
Des ateliers de travail et des forums ont eu lieu sur la FinTech, le blockchain et le Bitcoin. Encourageons les jeunes à apprendre ces nouveaux sujets. Les institutions universitaires, financières, bancaires, juridiques, comptables et professionnelles ont un rôle à jouer et ceci en urgence pour ne pas rater le coche. Au niveau du droit et de la finance, Juristconsult montre la voie pour ceux qui veulent comprendre ces technologies et surtout les aspects légaux et régulatoires. Notre conférence va étudier les lois et régulations qui mériteraient d’être amendées. Et nous comptons bien expliquer ce qu’est la FinTech, le blockchain, le Bitcoin, l’Ethereum ou le Onecoin.
Des clients, qui veulent organiser des fonds d’investissement pour acheter et vendre ces produits, sont déjà là.
 
Qui sont les experts étrangers qui participeront à la conférence ?
Nous pourrons compter sur des experts légaux de DLA Piper et de Nishith Desai & Associates. DLA Piper est un cabinet international géant spécialiste en droit des affaires au niveau planétaire. Dibril Sako de Paris est délégué pour être parmi nous le 10 octobre. Nishith Desai & Associates est déjà connu à l’île Maurice. C’est un cabinet visionnaire qui aide notre gouvernement à l’élaboration du volet « innovation » pour la politique gouvernementale. Jaideep Reddy du cabinet Nishith Desai & Associates sera parmi nous.
Puis nous aurons d’autres légistes. Au niveau de Juristconsult on a beaucoup travaillé dessus et cette conférence marquera d’une pierre blanche notre progression vers la FinTech.