Lors d’une intervention au Sommet de l’Élysée pour la Paix et la Sécurité qui s’est tenu à Paris vendredi et hier, Navin Ramgoolam a soutenu que l’État de droit est fondamental pour assurer la paix et la sécurité dans les pays africains.
Le Premier ministre mauricien a également exprimé sa solidarité avec le peuple kenyan victime de terrorisme récemment. Les questions de piraterie dans l’océan Indien et le rôle de Maurice dans les procédures juridiques enclenchées contre les 12 pirates somaliens qui sont gardés dans nos prisons ont aussi été évoqués. Navin Ramgoolam a aussi fait un appel pour plus de coopération entre les pays africains afin qu’ils puissent mieux combattre le trafic de drogue qui gagne du terrain sur le continent.
Enfin le Premier ministre a exprimé sa satisfaction des avancées réalisées à Madagascar et a indiqué que l’assistance mauricienne pour assurer l’épanouissement des Malgaches se poursuivra, de même que l’aide avancée pour aider au bon déroulement des élections dans la Grande île. Toujours en ce qui concerne l’Océan Indien, Navin Ramgoolam a eu une rencontre bilatérale avec le président comorien Ikililou Dhoinine pour discuter des liens entre les deux pays dans le cadre de la Commission de l’Océan Indien.
Hollande favorable à l’idée que le continent assure sa propre sécurité
Dans le cadre de ce sommet à Paris, la France et l’Afrique ont appelé samedi à une « large mobilisation internationale » pour financer des opérations africaines de paix pour permettre au continent d’assurer enfin sa propre sécurité via notamment la mise sur pied d’ici à 2015 d’une force d’action rapide.
« Il a été convenu que l’Afrique devait assurer elle-même sa sécurité, que c’était un principe fondamental. Il n’y a pas continent qui ne puisse assurer par lui-même son destin », a déclaré le président français, François Hollande, au moment où la France vient de s’engager à nouveau en Centrafrique, moins d’un an après son opération au Mali.
Dans une déclaration finale au terme d’un sommet de deux jours à Paris, les chefs d’État et de gouvernement français et africains ont souligné « l’importance de développer les capacités africaines de réaction aux crises » et appelé « à une large mobilisation internationale pour accroître le financement des opérations africaines de paix et en assurer la prévisibilité ».