Les confédérations syndicales se mobilisent. Elles ont formé hier la Plateforme Contre violation droit syndical en soutien à Atma Shanto, qui a entamé mercredi 12 mars une grève de la faim sous le kiosque du Jardin de La Compagnie.
Tenant un point de presse aux côtés du gréviste, plusieurs dirigeants syndicaux des confédérations et fédérations syndicales de l’île ont montré leur soutien à leur confrère Atma Shanto qui a choisi par moyen de grève de la faim, de protester contre la position du groupe Innodis de ne plus le reconnaître en tant que négociateur. Les dirigeants syndicaux ont menacé d’alerter le Bureau International du Travail au sujet du conflit existant entre Innodis et Atma Shanto. Ils envisagent également d’alerter les fournisseurs d’Innodis à l’étranger à ce sujet. Selon Reeaz Chuttoo, les fournisseurs en questions seraient très pointilleux sur le sujet des libertés et des droits syndicaux.
Pour rappel, le groupe Innodis a décidé de ne plus reconnaître Atma Shanto comme négociateur dans le cadre des discussions entre les deux syndicats affiliés à la FTU (Farm Worker’s Union et Cold Storage Workers Union), après la tenue d’une manifestation de la FTU devant la Victoria House le 6 novembre 2013. Le groupe lui a également interdit d’avoir accès à l’enceinte des compagnies du groupe. Il est reproché au syndicaliste d’avoir violé les termes d’un engagement entre syndicat et la direction, concernant les sorties publiques et les communications aux médias.
Tour à tour, Rehana Ameer, Toolsyraj Benydin, Deepak Benydin et d’autres dirigeants syndicaux ont dénoncé le fait qu’Atma Shanto ne soit plus reconnu comme négociateur. « Ce n’est pas au patronat de dicter qui choisir ou ne pas choisir comme négociateur », a déclaré Jane Ragoo.
Les dirigeants syndicaux, qui promettent des actions concrètes, attendent les retombées d’une réunion tripartite prévue à 14 h 15 avec le ministre du Travail Shakeel Mohamed.