La justice mauricienne est actuellement appelée à trancher dans une série de cinq procès en revendication de propriétés immobilières — les uns très étroitement liés aux autres — impliquant un peu plus de 355 arpents de terre situés dans le nord du pays.
À la lecture des multiples affidavits et contre-affidavits jurés à ce jour devant la Cour suprême relatifs à ces procès, on peut d’ores et déjà prévoir que ceux-ci retiendront certainement l’attention dans les prochains jours/mois non-seulement en raison de l’immensité des biens immobiliers concernés, mais surtout par le nombre de parties qui y seront engagées et ses retombées sociales sur des dizaines de familles qui, en ce moment, occupent lesdits terrains. En sus de nombreuses familles qui se proclament des héritiers ayant droits sur ces terrains, sont parties prenantes des procès deux sociétés d’investissements étrangères (Sandy Row et Lloyd Bowmaker), des promoteurs immobiliers locaux (dont Société Domaine Le Mapou, Société Blue Coast et A & A Marketing), des avoués, des notaires, des arpenteurs et le conseil de district de Pamplemousses-Rivière du Rempart.