Le conflit est-t-il en passe d’être résolu ou va-t-il perduré? La rencontre entre les dirigeants de la Mauritius Amateur Weightlifting, la Powerlifting Association (MAWPA) et le ministère de la Jeunesse et des Sports demain s’annonce décisive. Une solution doit vite être trouvée.
La réunion initialement prévue entre les dirigeants de la MAWPA a été renvoyée à mardi après-midi car le président Poorun Bhollah aura une rencontre demain avec le MJS pour discuter de la marche à suivre en ce qu’il s’agit du remplacement de Ravi Bhollah comme entraîneur national. C’est en effet la rémunération qui pose problème car Ravi Bhollah a rendu son tablier car il n’avait pas touché de paie pendant dix mois. « Nous devons tirer cette histoire au clair. Le MJS est enclin à rémunérer un entraîneur national uniquement jusqu’a la période des prochains Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) à La Réunion l’année prochaine mais pas après. Nous sommes contre cette idée », indique le président de la MAWPA.
Ce dernier soutient, « Nous voulons que l’entraîneur soit rémunéré également après les JIOI car le travail doit être continu. Nous souhaitons un entraîneur présent en permanence. C’est de cette façon qu’on progressera. Il ne faut pas se limiter à un seul objectif. » Et si le MJS venait vers Ravi Bhollah avec une offre en bonne et due forme comportant les conditions normalement attachées à un entraîneur national? Pourrait-t-il changer d’avis? Poorun Bhollan répond : « Ravi Bhollah peut encore devenir entraîneur national. Oui, c’est une hypothèse. Nous avons également l’entraîneur adjoint, Serge Calotte, qui pourrait lui succéder, si bien évidemment cela dépend de ce que le MJS nous proposera ».
Ravi Bhollah est plus sceptique, lui, qui étudie d’autres hypothèses. « Personnellement, j’attends de voir. Il faut que ça devienne réalité, sans quoi, ce ne sera pas possible. Pour ma part, j’étudie d’autres hypothèses. J’ai été sollicité pour devenir préparateur physique entre autres. J’ai eu d’autres offres sur lesquels je ne souhaite pas m’apesantir pour le moment. Je vais prendre mon temps pour bien les analyser. » Est-ce que cela voudrait-t-il dire qu’il garde la porte entre-ouverte? Rien n’est moins sûr car la situation demeure toujours en suspens. « Ce n’est pas normal qu’une personne offre ses services et ne soit pas rémunéré. Je ne demandais pas un salaire exorbitant mais simplement compenser le temps que je passe avec les haltérophiles. C’est du temps que j’aurais pu passer avec ma famille », déclare Ravi Bhollah.
La réunion de mardi dépend bien évidemment de cette rencontre fatidique pour l’haltérophilie mauricienne. « Nous déciderons par la suite de la marche à suivre. Ce n’est qu’après la réunion de demain que nous nous assirons autour d’une table pour discuter. Je tiens à préciser que je vais tout faire pour trouver une solution à ce problème », poursuit Poorun Bhollah. En cas de non-solution, les entraînements sont envisagés. « C’est une hypothèse mais nous ne voulons pas en arriver jusque là. C’est une décision très difficile à prendre mais nous n’en sommes pas encore là. Pour ma part, je suis quelqu’un de très optimiste », a-t-il conclu. Espérons que les chôses se décantent lors de cette réunion.
Pour rappel, l’Association Mauricienne de Handball (AMH) s’était retrouvé dans la même situation que la MAWPA. Du reste, les entraîneurs Jason Chellen et Ludovic Carré ont soumis leurs démissions en raison du fait de n’avoir pas été rémunérés pendant plusieurs mois et aussi en raison d’un manque de considération flagrant du MJS.