Du présent conflit salarial dans l’industrie du transport par autobus, le leader de l’opposition exprime son double désaccord avec le ministre du Travail et des Relations industrielles, Shakeel Mohamed, tant sur sa « manière de faire » que sur le fond du problème. « Shakeel Mohamed se met, d’une part, à monter un syndicat contre l’autre et montre, d’autre part, les syndiqués contre leurs syndicats », dit-il.
Paul Bérenger affirme, une fois de plus, qu’à ce stade, les syndicats ne s’emploient qu’à consulter « de manière tout à fait démocratique » leurs adhérents quant à la marche à suivre. « Or, dit-il, alors que l’on en est, encore, bien loin de là, le ministre ose, pour sa part, parler déjà, de grève illégal ».
Sur le fond de la question, le chef de l’opposition soutient que, contrairement à ce qu’avance Shakeel Mohamed, il n’y a rien dans la loi qui contraint le National Remuneration Board (NRB) de ne pas accorder à une catégorie de salariés des salaires supérieurs à ceux qui leur ont été, précédemment, accordés dans le cadre d’un accord collectif.
« Je souscris à ce qu’a déclaré le syndicaliste Ashok Subron, à l’effet que le ministre qui induit la population en erreur est en train de raconter des histoires », déclare Paul Bérenger. Le leader de l’opposition qui « promet » de reprendre toute cette question avec le Premier ministre au retour de ce dernier au pays « conseille », ainsi, au ministre Mohamed de « cool down » en attendant le retour du chef du gouvernement.
Paul Bérenger explique que, même s’il est vrai que les travailleurs du transport ont, dans un premier temps, bénéficié d’une hausse salariale de 19% dans le cadre d’un accord collectif, leur demande initiale avait été de l’ordre de 45%. « C’est honteux que, dans ce conflit salarial, le ministre Mohamed donne le sentiment de prendre fait et cause pour le patronat », dit le chef de l’opposition.
Il appelle le ministre à rendre publiques les recommandations salariales que le NRB a faites pour les salariés de l’industrie du transport par autobus, de même que ses observations quand il a reçu ces recommandations ou les « directives » que le ministre a adressées à ce Conseil à la suite de ses recommandations initiales.
Paul Bérenger juge, par ailleurs, « démagogique » la demande du leader du PMSD, Xavier Duval, pour l’établissement d’un salaire minimal national. « Ce n’est que maintenant qu’il n’est plus au gouvernement que Duval se découvre une âme de défenseur de travailleurs au bas de l’échelle! », ironise-t-il.
Sur cette question de salaire minimal national, le leader de l’opposition explique que le calcul d’un tel salaire minimal ne pourra s’aligner qu’en fonction des plus bas salaires existants. Il souligne que, par contre, les Remuneration Orders publiés par le NRB ont, quant à eux, l’avantage de tenir en compte la santé économique de chacun des secteurs d’emploi concernés.