La Première Guerre mondiale aurait été pour Adolf Hitler un événement idéologiquement et politiquement décisif. Les origines des furies de 1939-1945 puiseraient leurs fondements dans la Première Guerre (1914-1918). Scope plonge dans l’histoire d’un jeune peintre autrichien devenu dictateur.
À vingt-quatre ans, s’étant déclaré inapte au service militaire deux années plus tôt, Adolf Hitler considère que l’administration autrichienne l’a oublié. Il décide de passer la frontière pour l’Allemagne. En plus d’être une ville d’art, Munich lui paraît familière. Hitler vit de ses peintures. Dans Mein Kampf, le Führer écrit avoir énormément lu et appris en politique à cette époque…
L’étincelle qui provoque la Première Guerre survient le 28 juin 1914, lorsqu’un nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip, parvint à assassiner l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse.
Les exigences de vengeance de l’Autriche-Hongrie (fortement encouragée par l’Allemagne) à l’encontre du Royaume de Serbie ont mené à une série d’alliances. Des puissances européennes se sont engagées sur la voie de la guerre. Plusieurs de ces nations étaient à la tête d’empires s’étendant sur plusieurs continents, d’où la portée mondiale du conflit.
Cette guerre fut surtout le fait de deux grandes alliances : la Triple-Entente et la Triple Alliance. La Triple-Entente était composée de la France, du Royaume-Uni, de la Russie, et des empires qu’elles contrôlaient en tant que grandes puissances coloniales. Plusieurs États se joignirent à cette coalition : le Japon, l’Italie, la Roumanie et les États-Unis, ainsi que de nombreux autres pays moins puissants.