Le lancement de la troisième édition de Banana Fairies a eu lieu lors du salon Confluences, qui a fait de la place au manga mauricien. Pour innover, les écrivains mauriciens Kate, Emilie et Christelle proposent une quarantaine de pages de blagues au dessin japonais en noir et blanc, écrites pour la première fois en créole mauricien.
Après Banana Hangover (2012) et Banana Split (2013), qui racontent la mésaventure du fameux Sam, les trois auteurs de manga mauriciens reviennent avec Banana Mix. Une collection de blagues avec le même protagoniste, mais sans histoire précise. “Nous n’avons pas choisi de thème pour illustrer cette troisième édition. Nous voulions juste que ce soit fou ! D’où le choix d’écrire une série de blagues au lieu d’une histoire”, souligne Christelle Barbe, un des contributeurs.
La première histoire de Banana Hangover débute dans un restaurant où Sam mange un curry de bananes contenant des ingrédients bizarres… Le lendemain, il ne se souviendra plus de ce qu’il a fait la veille ! Vient ensuite Banana Split, où les mésaventures de Sam se poursuivent sur un ton humoristique et toujours dans un cadre très mauricien. Cela se passe dans la capitale de l’île : Port-Louis, les rues toujours bondées, le bruit provenant des bouchons ! Les images illustrées dans les Banana Fairies déclinent le ghetto à la sauce mauricienne. Les auteurs ont décidé de rendre cette troisième publication plus proche de la réalité en choisissant de faire usage de dialogues uniquement en créole.
“Les Banana Fairies sont disponibles en ligne. Elles contiennent beaucoup d’expressions mauriciennes. Le créole est notre langue maternelle et c’est une fierté d’apporter notre touche personnelle à notre culture.”
Christelle Barbe espère que Banana Mix touchera un plus grand nombre de lecteurs mauriciens. “Grâce à la participation et à la contribution des fans de manga, nous avons la possibilité de publier une nouvelle aventure chaque année.”