À l’initiative de l’association des femmes chef d’entreprises de Maurice, le Dr Dorish Chitson, directrice de l’Overseas Education Centre (OVEC), a participé du 25 au 29 septembre à la 61e édition du Congrès International des Femmes Chefs d’Entreprise qui s’est tenu à Marrakech au Maroc. Venues de toutes les régions du monde, les femmes leaders du développement économique de leurs pays, se sont rassemblées pendant cinq jours dans la chaleureuse ville marocaine, pour partager leurs expériences. De retour au pays, le Dr Chitson, très connue pour sa contribution dans le domaine de l’éducation et l’avancement des jeunes, jette un regard positif du progrès accompli par la femme africaine. Au Mauricien, elle raconte son expérience et se dit convaincue du potentiel que possèdent les femmes pour apporter le changement. « Les femmes peuvent devenir les leaders du développement si on leur donne les moyens », dit-elle.
Une poignée de chefs entrepreneurs regroupés sous l’association des femmes chefs d’entreprise de Maurice ont eu l’occasion d’assister à ce congrès au Maroc où en 2011, le jeune roi Mohammed avait accordé des droits égaux aux femmes de son pays. Pour le Dr Chitson, une telle chose dans un pays guidé par les lois islamiques est un exemple à suivre. Le congrès était ainsi axé autour du thème « Femmes Entrepreneures : des valeurs sûres pour une performance durable ».
Du 25 au 29 septembre, souligne la directrice d’OVEC, l’accent a particulièrement été mis sur le rôle essentiel du leadership féminin pour une performance durable de l’entreprise et pour un rayonnement socio-économique des nations dans les travaux et les discussions. Ce congrès, explique-t-elle, a réuni plus de 800 femmes qui pendant quatre jours ont eu l’opportunité de démontrer qu’elles ont le potentiel de mener à bien les responsabilités qui leur sont confiées et qu’elles peuvent apporter leur contribution au développement d’un pays de par leur sens de leadership. « Au Maroc, près de 12 000 femmes font partie des structures dirigeantes des entreprises, soit 10 % du nombre total des managers d’entreprises. Le commerce, secteur dans lequel elles s’investissent à 67 %, reste leur domaine de prédilection », souligne le Dr Chitson.
« Lors de cette rencontre, soutient la directrice d’OVEC nous avons eu l’occasion d’évaluer le progrès accompli par les femmes chefs d’entreprise des pays d’Afrique et de voir les obstacles qui empêchent certaines de s’introduire dans le cercle restreint des décideurs, jusque là, réservé aux hommes. » Pour le Dr Dorish Chitson, il est clair que la femme a le potentiel de devenir les leaders du développement on lui en donne les moyens. « Dans plusieurs secteurs, de plus en plus la femme mauricienne a démontré qu’elle est capable d’être au coeur du développement. Ce n’est pas uniquement l’affaire des femmes, tout un chacun devrait s’engager pour favoriser l’émergence de la femme au sein de l’économie », dit-elle. Engagée déjà depuis plus d’en 25 ans dans le service aux jeunes à travers l’Overseas Education Centre, le Dr Dorish Chitson souhaite mettre au profit des autres femmes chefs d’entreprises le message qu’elle a reçu au Maroc, celui de placer la femme au coeur du développement. Elle estime que ces autres pays où la femme est toujours relayée au second plan devront prendre conscience des compétences qu’elles possèdent et de jeter la lumière sur le rôle fondamental des femmes entrepreneures dans le leadership et la performance durable de l’entreprise pour une meilleure contribution au développement socio-économique des nations. Le Dr Dorish Chitson est d’ailleurs l’une des nominées de l’Africa’s Most Influential Woman Award 2013 qui se tiendra le mois prochain pour la première fois à Maurice. Ce prix récompense ces femmes d’exception qui ont marqué le paysage économique, politique et social de leur pays respectif à travers leurs réalisations professionnelles et personnelles. (Voir hors-texte).