Intervenant hier lors du congrès nocturne du MMM-MSM à Nouvelle-France, Françoise Labelle a sévèrement critiqué la réaction de la ministre du Bien-être de l’enfant Mireille Martin dans « l’affaire Brown Sequard » et du foyer Namasté. Le congrès, qui visait à mobiliser les troupes en vue du meeting du 1er-Mai, a également été l’occasion pour sir Anerood Jugnauth de célébrer son 83e anniversaire avec ses activistes, et ce en présence du leader de l’opposition Alan Ganoo.
Revenant sur les travaux parlementaires, particulièrement sur les questions liées au sort des enfants à l’hôpital psychiatrique Brown Sequard et de ceux du foyer Namasté, la députée Françoise Labelle a pointé du doigt hier soir l’attitude de la ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être de l’enfant. Revenant sur ces réponses parlementaires, elle a rappelé que la ministre de la circonscription N°4 avait fait comprendre que « tout allait pour le mieux » et qu’il n’y avait « aucun problème ». Pourtant, fustige la députée mauve, « apre konferans de press Mme Martin, ministre Bapoo so lendemin vini ek dir ki li pe ferm foye Namaste. » Et de se demander « ki kalite travay zot pe fer ? » avant d’observer : « Dan sa gouvernma la, ou trouv ene kote dir A, lot kote dir B ! » Pour l’intervenante du congrès, qui a débuté avec une heure et demie de retard, soit vers 19 h, l’attitude de la ministre est « inacceptable ».
« Kot bien-être zanfans ladan ? Se enn ministre ki pe kassiet derier so rob rouz… », a-t-elle lancé. La représentante du MMM avait également dans sa ligne de tir le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree et la députée Nita Deerpalsing. Elle a d’ailleurs critiqué leur réaction dans l’affaire MITD, un dossier sur lequel les autres orateurs ont fait comprendre leur indignation. Prenant ensuite la parole, Pravind Jugnauth a affirmé posséder l’enregistrement de la victime de pédophilie adressé à l’égard d’un instructeur du centre de formation MITD. Dénonçant le laxisme des forces de police, il s’interroge sur le déroulement de l’enquête. « Mo finn donn bann inspecter plizier preuves de se ki mo finn avanse. A ce jour, person na pa fine convoke pou pran enn deposition », affirme-t-il. Le leader du MSM a assuré qu’il dévoilera encore « les dessous de l’affaire MITD », bien que sa priorité demeure pour l’instant « la protection du mineur » impliqué. « Nou na pa ankor fini ek sa dossier la », a ensuite averti Françoise Labelle, avant de faire comprendre, dans le même souffle, que l’alliance MMM-MSM devrait retourner au pouvoir « pour le bien de tous les Mauriciens ».
Prenant la parole, Alan Ganoo a pour sa part vertement critiqué la « campagne de désinformation » pratiquée par la majorité en vue de porter atteinte aux projets du Remake 2000. La tentative de boycott d’Arvin Boolell pour le congrès réunissant les mandats du N° 11 a d’ailleurs été mentionnée. Selon le leader de l’opposition, « toute une équipe du Ptr travaille sur la stratégie à adopter pour ne pas permettre à l’information de circuler ». Et d’étayer ses dires en faisant mention de la télévision nationale, « stratagème, dit-il, utilisé par la majorité », avant d’y associer les associations socioculturelles de l’île.
Dans un deuxième temps, les principaux représentants des deux partis sont revenus sur les inondations du 30 mars. Si Alan Ganoo a fustigé le retard dans l’intervention des forces de police, de même que le bulletin d’avertissement de la MBC ou encore la rencontre du comité des catastrophes naturelles, sir Anerood Jugnauth a, lui, avertit que le gouvernement « devra s’expliquer devant la population ». Mentionnant la « colère grandissante » des Mauriciens en ce qui concerne la gestion du pays, l’ancien Président de la république a vertement critiqué le manque de maintenance des drains.