Un groupe de réflexion de la région de Roches-Brunes, Rose-Hill, qui s’est récemment mué en une organisation citoyenne, le Congrès national de la société civile (CNSC), annonce pour février prochain une Journée de l’Engagement. Le CNSC se propose également de se constituer en parti politique le Congrès pour la République (CPR) en vue des éventuelles élections générales.
« Le Congrès national de la société civile (CNSC) a été lancé depuis quelques mois déjà par le biais d’un site web (www.congresmaurice.com). Ce site internet est considéré comme notre permanence, et nous organiserons notre tout premier congrès au courant de l’année prochaine », explique au Mauricien un des porte-parole du CNSC, Christian Némorin, écrivain habitant Roches-Brunes.
Le Dr Bassoodev Goolaub, un autre des membres cadres du CNSC, présente ainsi les deux grands principes généraux de son association, à savoir une « démocratie partagée » et une « unique justice pour tous ». « Le premier principe de “démocratie partagée” est d’abord là pour faire en sorte que les chefs démocratiques, le Premier ministre, les maires et présidents de District Council, commencent par être élus au suffrage universel. Alors que le deuxième principe d’une “unique justice pour tous” apportera, une fois pour toutes, la justice partout. Cela constituera un sérieux fondement de l’égalité et d’une équité palpable pour chaque Mauricien et chaque Mauricienne, sans distinction aucune », précise-t-il.
Le Dr Basssodev Goolaub affirme que selon la page d’accueil du CNSC, c’est « la société civile qui participera aux prochaines élections nationales ». Le CNSC, selon notre interlocuteur, se propose dans ce contexte d’encadrer, de soutenir et d’organiser les membres de la société civile mauricienne.
Et Christian Némorin de renchérir : « Pour être précis, c’est pendant la tenue d’un congrès que notre groupe politique, le Congrès pour la République (CPR), sera constitué et officialisé pour une participation au prochain scrutin national. »
Fait nouveau dans le paysage politique mauricien avec le CPR, selon Christian Némorin : il n’y a pas de leader attitré qui s’enracinerait. « C’est lors d’une convention qui aura lieu avant chaque élection que sera élu celui ou celle qui portera l’équipe et le programme », explique-t-il. « Si les femmes nous rejoignent, et qu’elles sont élues, pourquoi pas une femme leader ? » ajoute-t-il.
Dans le cadre de la constitution du CPR, 18 commissions seront mises sur pied, de l’Art au Transport en passant par une Commission Démocratie et Socialisation. « Cette organisation se propose d’accueillir et d’échanger avec tous les Mauriciens et Mauriciennes qui la solliciteront », poursuit Christian Némorin.
L’organisation de cette Journée de l’Engagement a été confiée à une équipe composée d’Ashwin Purmessur, Nicolas Soopramanien, Reza Jangeerkhan et Jean-Alain Antoine. Ce dernier, médico-psychologue et fondateur des foyers Namasté, dit partager cette vision d’une démocratie participative et d’une justice égalitaire. « J’épouse totalement ces valeurs de démocratie et de justice, ainsi que cet esprit de renouvellement prôné par le CNSC dans le souci de faire de l’espace public un endroit reconnaissable par tous ».
Pour le CNSC, affirme Christian Némorin, cette journée de l’Engagement se voudra nationale. « Nous prévoyons diverses interventions des membres de la société civile qui ne se retrouvent plus dans la vision, l’organisation et la structure des partis politiques traditionnels. Nous ne voyons pas la politique comme eux la voient et nous considérons que nous sommes en mission. Nous comptons pratiquer l’ouverture démocratique et apporter des résolutions démocratiques dans toutes les sphères de la vie socio-économique du pays puisque l’État n’appartient à personne mais à tous ».
Quant à l’absence du CNSC aux présentes élections municipales, Jean-Alain Antoine explique que son organisation veut surtout se concentrer sur la consolidation de ses structures.