La 33e session ordinaire du conseil des ministres de la Commission de l’Océan Indien (COI) aura lieu à Balaclava les 12 et 13 septembre. Le conseil des ministres de la COI, présidé actuellement par le ministre des Affaires étrangères Vishnu Lutchmeenaraidoo, réunira à cette occasion les ministres des cinq États membres ou leurs représentants. Ce sera l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères de passer en revue les activités du secrétariat général de l’organisation durant l’année écoulée et à la suite de la réunion ministérielle et du Conseil extraordinaire d’octobre 2018 à Maurice. Par la même occasion, le président du conseil de la COI passera le flambeau de la présidence à Vincent Meriton, vice-président de la République des Seychelles et chargé des Affaires étrangères. Les membres observateurs – à savoir la Chine, l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Ordre souverain de Malte, ainsi que les partenaires au développement – seront invités à assister aux travaux du Conseil.

La sécurité maritime dans la partie occidentale de l’océan Indien aura été le thème dominant de la présidence mauricienne. Maurice avait ainsi organisé conjointement avec la COI, et avec l’apport de l’Union européenne, une conférence internationale sur la sécurité maritime en avril dernier. La conférence avait connu un franc succès et pu mobiliser les efforts de la communauté internationale dans l’optique de la mise en place une architecture de sécurité et de surveillance des océans dans la zone. La région fait en effet face à de nombreux défis sécuritaires, dont la piraterie, le trafic illicite de drogue, le trafic humain, le trafic d’armes, le terrorisme, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), le crime transfrontalier organisé, les délits financiers et les catastrophes environnementales en mer.

Vishnu Lutchmeenaraidoo préside actuellement le Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (CGPCS). Il s’agit là d’une structure instituée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, chargée de trouver des solutions durables au problème de la piraterie dans la région. L’instabilité politique, sociale et économique en Somalie constitue un terreau fertile pour la piraterie et, plus largement, pour le crime organisé. La 21e session plénière du CGPCS, organisée par la COI et le Kenya, qui s’est tenue du 11 au 13 juillet 2018 à Nairobi, a permis de réaffirmer l’engagement de la région et de la communauté internationale à combattre durablement la piraterie et ses causes profondes.