Somduth Dulthumun, lors d’une conférence de presse hier après-midi, a insisté sur la présence nécessaire de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation au sein du Conseil des Religions (CDR) et a exprimé clairement son souhait de participer à une réunion du ce conseil pour « faire des suggestions » concernant la présidence. Or selon le Père Philippe Goupille, son président, le CDR a dépêché à trois reprises trois membres en août 2011 auprès du président de la MSDTF pour dire de déléguer quelqu’un pour remplir la place vacante après le départ de l’ancien représentant. Le Père Goupille souligne que selon la Constitution de ce conseil, c’est une « religious person » qui doit siéger au sein de l’instance de direction.
Somduth Dulthumun n’a cessé de marteler ces derniers jours que la fédération qu’il dirige depuis 12 ans doit reprendre la place qui lui revient au sein de ce Conseil des religions. Hier après-midi, lors d’une conférence de presse au siège de cette fédération, il est revenu à la charge en ajoutant qu’il est fort probable que celle-ci soit invitée à la prochaine réunion mensuelle qui se tiendra le mardi 4 juin. Réunion qui a été fixée bien à l’avance. Outre l’agenda prévu, il est clair que toute la polémique qui a projeté le conseil au devant de l’actualité sera discutée lors de cette réunion.
« Jamais la MSDTF a été écartée du CDR. Elle fait partie des cinq co-opted members qui sont des membres ordinaires », a précisé au Mauricien aujourd’hui Philippe Goupille. Et de faire savoir que depuis 2011, le Conseil invite cette fédération religieuse hindoue à nommer un autre représentant pour y sièger en tant que membre ordinaire. « L’ancien représentant s’est retiré pour des raisons personnelles en 2011. Trois de nos membres sont allés en personne voir le président de la MSDTF à trois reprises pour lui demander de déléguer un autre représentant mais jusqu’ici, nous n’avons reçu aucune réponse. C’est aux associations de désigner leur représentant en fonction de ce qui est stipulé dans la Constitution du CDR qui est dûment enregistré auprès du Registrar of Associations. »
Le conseil d’administration du CDR est composée de dix membres et M. Dulthumun a réclamé hier après-midi l’inclusion au sein de cette instance « d’autres religions » qui n’y seraient pas représentées selon lui, pour l’heure, et a cité la Mauritius Sanatan Dharma Temple Federation, la Mauritius Tamil Temple Federation, la Mauritius Maha Andhra Sabha Association, la Mauritius Marathi Mandali Federation et la Jummah Mosque. Or, selon le Père Goupille, les cinq associations citées par M. Dulthumun sont déjà des co-opted members. « Nous avons déjà écrit officiellement à ces associations depuis 2011 pour déléguer leurs représentants », dit le Père Goupille.
M. Dulthumun a affirmé hier qu’il n’a aucun désir d’occuper le poste de président du CDR car il a déjà beaucoup à faire au sein de sa fédération. Cependant, il a clairement fait comprendre, qu’en tant que président de la MSDTF, il souhaiterait bien se rendre à une réunion de ce conseil d’administration. « En tant que président d’une fédération qui regroupe le plus grand nombre de temples dans ce pays mo antann pou zwe mo rol plennman au sein du Conseil des Religions. Si zame zot invit mwa pou prosen reynyon mo pou ale ek pou amenn mosion pou elarzi sa konsey-la » a-t-il dit hier. Il compte aussi proposer que la religion hindoue obtienne le prochain mandat de présidence et les autres de même à tour de rôle.
Lorsqu’on lui fait remarquer que le fonctionnement du CSR est régi par des règlements bien établis et que son président est élu d’une manière démocratique, il soutient qu’il « est en train tout simplement d’émettre quelques suggestions dans l’intérêt de ce conseil et du pays ».
Le Père Goupille affirme que le CDR est ouvert aux propositions mais qu’elles doivent être formulées par écrit et adressées officiellement à cet organisme pour être débattues ensuite au sein du conseil d’administration. « Il n’y a rien de secret, nous agissons dans la transparence », a soutenu ce matin le président du CDR.