Le Conseil des Religions a publié un communiqué cet après-midi suite aux manifestations survenus dans la capitale le samedi 2 juin. « Si le Conseil (des Religions) peut entendre que l’Islam soit contre toutes sortes de déviations sexuelles, la manifestation sur la Place d’Armes de ces gens, parce qu’également citoyens de la même République, est à condamner si elle fut organisée de façon illégale », a relevé le Conseil des Religion.

Le conseil a auparavant rappelé que « certaines pratiques sexuelles peuvent, à la lumière des systèmes de valeurs des communautés religieuses, être considérées immorales, et dénoncées publiquement en tant que telles, mais les personnes qui les pratiquent dans le strict champ de leur intimité ne doivent, en aucun cas, être marginalisées, stigmatisées ou violentées ».

Le communiqué condamne également toute violence physique et verbale, et souligne le rôle des autorités et surtout de la police qui a choisi « non pas la contre-violence dictée par l’émotion pour réprimer brutalement la manifestation, pourtant illégale, mais de contenir la foule sur le moment en attendant des futures actions légales et ciblées ».

Un appel est également lancé à la communauté LGBT « à qui l’on doit reconnaître la place au sein de la République ». Le conseil souhaite ainsi qu’il y ait une réflexion « sur les risques de débordements également possibles lors de manifestations publiques où l’exubérance à outrance pourrait choquer et agresser au sein d’une société qui est encore jeune et qui avance progressivement dans le monde du 21ème siècle ».

Le Conseil des Religions revient en outre longuement sur l’Etat de droit et la fragilité de la République.

 

L’intégralité du communiqué ci-dessous: